Aide médicale à mourir: Couillard invite à la prudence

Le premier ministre Philippe Couillard... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

Agrandir

Le premier ministre Philippe Couillard

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, maintient la ligne de la prudence pour tout ce qui concerne la mise en place de mesures additionnelles à l'aide médicale à mourir. Celles-ci viendraient répondre à d'autres besoins que ceux encadrés par la loi, notamment pour les personnes atteintes de maladies neurodégérénatives irréversibles comme la sclérose en plaques.

Un avis de décès publié dans la dernière livraison du Progrès-Dimanche racontait l'histoire d'un père de famille de 43 ans du Lac-Saint-Jean, Sébastien Gagné-Ménard, atteint de sclérose en plaques. Il a fait le choix du suicide assisté et s'est rendu à Zurich, en Suisse, avec des accompagnateurs, pour obtenir ce service de façon légale.

En point de presse au centre de formation pour adultes de Jonquière, Philippe Couillard a dans un premier temps répondu qu'il s'agissait d'une question très sérieuse et qu'il fallait dans ces circonstances être prudents.

« Le Québec a fait un grand pas avec l'aide médicale à mourir. Certaines personnes qui en ont fait la demande n'ont pas eu droit à ce service. Nous devons avant tout savoir pourquoi les personnes qui ont demandé le service ne l'ont pas obtenu avant d'aller plus loin », explique le premier ministre.

L'avis de décès était très explicite sur la réflexion de M. Gagné-Ménard qui est demeuré sain d'esprit jusqu'à la fin.

La Suisse a encadré ce type d'intervention médicale irréversible et permet à des personnes de l'extérieur du pays, et dont l'état de santé répond aux critères de la loi, de recevoir la médication létale dans un centre spécialisé. Un documentaire a déjà été diffusé sur une expérience semblable vécue par un autre citoyen du Québec.

Le gouvernement du Québec a été sollicité, au cours des dernières semaines, à une autre demande spécifique en lien avec l'aide médicale à mourir. Il s'agit de demandes faites en vertu d'un mandat au moment où la personne est apte à prendre une décision. Une personne pourrait ainsi demander l'aide médicale à mourir lorsqu'elle arrive dans une phase très avancée de la maladie d'Alzheimer.

Le ministre Gaétan Barrette a confié à des experts un mandat afin d'évaluer l'élargissement des critères de l'aide médicale à mourir pour les personnes inaptes. Le gouvernement n'est toutefois pas pressé d'agir dans ce domaine en raison des enjeux éthiques en cause.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer