Améliorer l'accès aux ressources

L'étudiant à la maîtrise en sciences infirmières de... (Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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L'étudiant à la maîtrise en sciences infirmières de l'Univesité du Québec à Chicoutimi, Jérémie Beaudin, souhaite voir comment les infirmières qui travaillent dans les Groupes de médecine familiale (GMF) perçoivent les changements qui ont été apportés à leurs tâches.

Le Quotidien, Rocket Lavoie

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UQAC / Dans le but d'améliorer les services donnés aux grands utilisateurs des services de santé et services sociaux et de s'assurer qu'ils ont accès aux ressources les mieux adaptées possible, le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean a implanté une nouvelle méthode pour gérer leurs cas dans quelques Groupes de médecine familiale (GMF). Dans le cadre de cette Démarche intégrée en maladies chroniques au Saguenay-Lac-Saint-Jean (DIMAC02), les infirmières peuvent maintenant être des gestionnaires de cas, c'est-à-dire s'occuper de la coordination des différents services utilisés par les grands utilisateurs.

Étudiant à la maîtrise en sciences infirmières à l'Université du Québec à Chicoutimi, Jérémie Beaudin cherche donc à savoir comment l'implantation de ces nouvelles responsabilités est perçue par les principales intéressées.

« Mon projet s'imbrique vraiment dans le plus grand projet, qui est en fait une suite d'un autre projet de recherche mené en 2015. C'est une recherche très qualitative. Je veux vraiment décrire quelle est la perception des infirmières dans le projet DIMAC02 et dans la gestion de cas », mentionne M. Beaudin.

« Ce n'était pas une façon de faire qui était utilisée avant ce projet. Je vais mener des entrevues, et j'aimerais être capable de voir ce qui facilite l'implantation de cette méthode, ce qui la complique, et comment se déroule la collaboration entre les infirmières et les travailleuses sociales qui ont récemment intégré les GMF », ajoute-t-il.

Les grands utilisateurs sont ces personnes qui, la plupart du temps, présentent des cas complexes et qui impliquent plusieurs intervenants de différents domaines, comme des travailleurs sociaux, des médecins, des psychologues, etc. Les grands utilisateurs utilisent souvent les services hospitaliers. Le gestionnaire de cas est désigné pour coordonner les différents intervenants qui gravitent autour de ces personnes, et s'assurent qu'elles sont dirigées vers les bonnes ressources. Comme chaque personne est un cas unique, le gestionnaire de cas doit s'assurer de leur présenter un plan de services individualisés.

« Les clients sont très diversifiés. La catégorie de grands utilisateurs est très large, pas encore très bien définie, et chaque personne est très unique. C'est vraiment du cas par cas », ajoute Jérémie Beaudin.

Selon lui, il est nécessaire de trouver de nouvelles façons de coordonner ces services, puisque le nombre de grands utilisateurs risque d'augmenter dans les prochaines années, à cause du vieillissement de la population.

« Le projet part du fait que la population est vieillissante et de plus en plus malade. Les personnes vivent de plus en plus longtemps et il y a plus de problèmes de santé chroniques, alors ils demandent plus de ressources. En fait, on parle de 10 % de la population qui est responsable de 80 % des frais de soins de santé. Cette orientation en gestion de cas est une façon d'aider à diminuer l'utilisation des services par les gens qui les utilisent très souvent », raconte-t-il.

Jérémie Beaudin a commencé sa maîtrise à l'automne et prévoit la terminer à l'été 2018. Il n'a donc pas encore de résultats à présenter. 

« C'est un gros projet. On travaille en étroite collaboration avec les gestionnaires du CIUSSS en maladies chroniques, avec les GMF et les chercheurs de l'UQAC et de l'Université de Sherbrooke », conclut l'étudiant.

Que des avantages à étudier à la maîtrise

La maîtrise en sciences infirmières permet d'ouvrir beaucoup de portes, selon Jérémie Beaudin, étudiant à l'Université du Québec à Chicoutimi. Que ce soit pour avoir accès à un poste plus spécialisé en clinique, un poste de conseiller-cadre ou de gestionnaire, l'étudiant n'y voit que des avantages.

« Avec un baccalauréat, on a accès à de nombreux emplois dans le milieu communautaire ou dans le travail clinique. C'est une formation de base. À la maîtrise, on parle de pratiques infirmières plus avancées », résume M. Beaudin.

Il ajoute que, si son projet de maîtrise est davantage axé sur la recherche, il y a plusieurs autres options pour les étudiants qui préfèrent les études plus cliniques et appliquées. « Il a des infirmières cliniques spécialisées, qui ont une maîtrise et un diplôme d'études supérieures spécialisées, qui peuvent travailler en prévention ou en santé mentale, par exemple. On peut devenir chargé de cours à l'université ou encore poursuivre au doctorat. Et ça n'empêche pas de continuer à pratiquer son métier avec des patients », mentionne-t-il.

« J'ai fait ma technique et mon baccalauréat en sciences infirmières. J'ai travaillé pendant quelque temps en région et j'étais amené à travailler un peu partout. Je me suis spécialisé dans le travail en CLSC, et je me suis rendu compte que je travaillais toujours avec la même clientèle. J'ai réalisé que ça m'intéressait vraiment beaucoup, et que je voulais approfondir avec des études de deuxième cycle », explique-t-il.

C'est après avoir discuté avec Maud-Christine Chouinard, qui dirige le projet DIMAC02 et qui est maintenant sa codirectrice de maîtrise, qu'il a choisi de se lancer dans l'aventure. « On a parlé pendant deux bonnes heures. Elle m'a présenté son projet et ce que je pourrais faire pour m'y greffer. Ça m'a vraiment parlé ! Je me suis dit que ça correspondait à tout ce que j'aimais, alors j'ai embarqué, et ça me passionne depuis ce temps-là ! », poursuit M. Beaudin.

Selon lui, c'est sa relation avec Mme Chouinard et son autre codirectrice, Catherine Hudon de l'Université de Sherbrooke, qui a réussi à l'intéresser autant à la recherche. « Ce n'était pas quelque chose vers quoi je me serais orienté, si elles ne m'avaient pas fait voir les choses autrement. J'avais de la difficulté à faire le lien entre la recherche et la clinique, à voir comment la théorie se concrétise dans la réalité, et pourquoi une maîtrise et un doctorat sont pertinents. Avec le projet qu'elles m'ont proposé, je vois que j'ai un impact concret », conclut-il.




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