Maison Agésilas-Lepage: une garderie au rez-de-chaussée

La directrice de la future garderie privée l'Univers... (Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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La directrice de la future garderie privée l'Univers des tout p'tits, Nadia Boudreault, pose devant la maison Agésilas-Lepage, où sa garderie occupera le rez-de-chaussée du bâtiment patrimonial qui sera rénové.

Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

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La garderie l'Univers des tout p'tits verra finalement le jour dans la maison Agésilas-Lepage, sur la rue Victoria, à La Baie. La garderie privée qui sera ouverte 24h accueillera une clientèle régulière et des enfants ayant des besoins particuliers.

En trois ans de travail, le projet de garderie de la Baieriveraine Nadia Boudreault a changé trois fois d'emplacement. Cette fois-ci, elle est visiblement convaincue que ce sera la bonne.

La garderie, qui accueillera principalement une clientèle de 0-5 ans, devait tout d'abord poser ses pénates dans le Centre communautaire Saint-Alphonse, situé sur la rue Albert. La division de la garderie sur deux étages et l'espace quelque peu restreint a cependant amené Mme Boudreault à chercher un autre endroit.

En décembre, il avait été annoncé dans Le Quotidien que la garderie se retrouverait dans une construction neuve sur la rue Aimé-Gravel. La mauvaise réception du voisinage a cependant incité la directrice du projet à reprendre ses recherches.

Lors de l'annonce de l'achat de la maison Agésilas-Lepage par Sciage de béton Saguenay, en janvier, Nadia Boudreault a rapidement contacté les nouveaux propriétaires pour parler de son projet. L'entreprise baieriveraine, qui a remporté l'appel d'offres de Saguenay, avait alors annoncé son intention d'aménager des logements à l'étage et de réserver le rez-de-chaussée à un locataire commercial.

«Là, j'ai pogné le gros lot!, lance Nadia Boudreault en riant. Ça a cliqué et Sciage de béton Saguenay croit en mon projet.»

La maison et le terrain vendus pour 5200 $ à l'entreprise avaient été achetés auparavant par Saguenay au prix de 350 000 $, soit un peu plus de 65 000 $ en haut de l'évaluation foncière. En échange, l'entreprise s'est engagée à rénover à hauteur de 900 000$.

Rénovations

Si tout se déroule tel qu'espéré, la garderie devrait pouvoir ouvrir ses portes pendant l'été. Les premières rénovations du bâtiment patrimonial, construit en 1861, devraient débuter prochainement. La garderie doit aussi traverser différentes étapes administratives auprès du ministère de la Famille.

La garderie comportera une salle multifonctionnelle, deux pouponnières pour les 0-18 mois et une cour arrière en gazon synthétique qui pourrait aussi accueillir des jeux d'eau. «Ça va vraiment être un bel endroit, proche de plusieurs activités», se réjouit Mme Boudreault.

La garderie pourra accueillir jusqu'à 80 enfants de jour, de soir et de nuit. Nadia estime qu'au moins 20 éducatrices devront être engagées, et que la garderie pourrait créer jusqu'à 40 ou 50 emplois si toutes les places offertes à l'Univers des tout p'tits sont comblées.

«Pour l'instant j'ai une bonne liste d'attente, mais il me reste toujours des places, surtout de soir et de nuit», explique celle qui mène son projet de front tout en s'occupant de sa propre garderie en milieu familial, qu'elle fermera lorsque sa garderie sera opérationnelle.

Une éducatrice en milieu spécialisé sera aussi en charge d'évaluer les enfants ayant des besoins particuliers (voir encadré).

L'Univers des tout p'tits prévoit de plus offrir une halte-garderie et un groupe 5-11 ans lors des journées pédagogiques, par exemple.

Les personnes intéressées peuvent contacter Nadia Boudreault au (418) 812-7503 ou via la page Facebook de la garderie.

Une place faite aux enfants à besoins particuliers

La garderie l'Univers des tout p'tits accueillera les enfants ayant des besoins particuliers, peu importe qu'ils aient un handicap physique, un trouble d'apprentissage ou encore qu'ils soient autistes.

La directrice du projet, Nadia Boudreault, est elle-même mère d'un enfant ayant une déficience intellectuelle. Elle souhaite pouvoir offrir du soutien aux familles et leur donner accès à des ressources spécialisées.

«Si on avait su, avant qu'il ait 18 ans, ce que notre garçon avait, on aurait pu beaucoup plus l'aider. Ça a toujours été difficile avec lui, mais nous n'avions pas de ressources. Je ne veux rien reprocher à personne, mais c'est pour cela que je veux offrir du soutien aux familles, que je crois à mon projet et que ça me tient autant à coeur» exprime-t-elle.

Les enfants ne doivent pas correspondre à un profil particulier pour fréquenter la garderie. Une éducatrice spécialisée, déjà associée au projet, travaillera à temps plein à la garderie et sera chargée d'évaluer les besoins de chaque enfant, avec ses parents.

«Ensuite, selon les cas, on verra combien on peut en avoir par groupe. Ça ne me dérange pas d'engager d'autres éducatrices spécialisées.»

Elle espère aussi qu'elle pourra lancer des collectes de fonds pour aider à maintenir un coût abordable pour les parents d'enfants ayant des besoins particuliers.




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