Le chef Denis Boucher sur la sellette

Le chef de la police de Saguenay, Denis... (Archives Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Le chef de la police de Saguenay, Denis Boucher.

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Le chef de la police de Saguenay, Denis Boucher, a été mis sur la sellette à la suite de révélations concernant la nomination de l'une de ses proches à un poste-cadre de l'état-major. Saguenay nie avec véhémence un conflit d'intérêts de la part du chef Boucher.

Malgré tout, le maire Jean Tremblay demande à ce que toute la lumière soit faite sur cette affaire et annonce qu'il sévira si la situation l'impose.

Les informations ont été dévoilées dans une lettre anonyme envoyée à quelques médias régionaux, notamment au journal Le Quotidien et à Radio X, vendredi matin.

L'auteur affirme que la conjointe actuelle (officiellement depuis mars 2016) du chef Boucher a été nommée à un poste de cadre responsable du service 911 en 2014. Elle aurait reçu un traitement salarial annuel avoisinant les six chiffres. 

La source anonyme ajoute que le poste a été créé spécialement pour cette ancienne répartitrice du 911 sans l'autorisation de la Commission de la sécurité publique de Saguenay, de l'administration municipale ou du maire de Saguenay, Jean Tremblay.

Il ajoute que la nomination partisane a contribué à la dégradation de l'atmosphère au sein du service de police et a alimenté la suspicion qui se maintient dans l'édifice de la rue Davis à Jonquière.

Toutes ces affirmations ont été démenties par les autorités de Saguenay. On y précise que le poste a été pourvu à la suite du départ à la retraite d'une autre employée et sous la recommandation de la Commission des ressources humaines de Saguenay. 

« Le poste de chef de division a été ouvert en novembre 2014. La personne est entrée en fonction le 1er janvier 2015. Un comité de sélection a été mis en place pour la nomination de la personne qui pourrait occuper ce poste. M. Boucher en a fait partie, mais il n'était pas seul à décider. De plus, la nomination a été entérinée par les membres de l'exécutif », précise Jeannot Allard, du service des communications de Saguenay.

Les autorités municipales précisent qu'aucune situation conflictuelle n'existait avec le chef de police lors de la nomination de l'employée. 

« Ce n'est que 14 mois plus tard que la situation a changé », précise M. Allard.

Conscients

« Ils étaient tous les deux conscients de la situation et savaient que ça pouvait faire parler et créer un quiproquo au sein du service de police. La dame a pris la décision, l'automne dernier, de se prévaloir du programme de départ à la retraite volontaire. »

« La demande a été acceptée par le comité exécutif lors d'une résolution adoptée le 29 novembre 2016. Cela se fait à la condition de ne pas remplacer la personne qui occupe le poste. La dame se trouvera officiellement à la retraite le 1er mai 2017. Elle recevra une année de salaire à la suite de son départ », a précisé M. Allard.

Même si toute cette affaire semble avoir été faite selon les règles de procédure, le maire Jean Tremblay a tout de même demandé à ce qu'un dossier complet soit déposé sur son bureau lundi matin.

« Je vais analyser le dossier. Si tout a été fait correctement, c'est tant mieux. Mais s'il y a lieu de sévir, je le ferai comme je le ferais pour n'importe quel autre dossier », a spécifié le maire.

Autre dénonciation

Toujours dans la lettre anonyme, l'auteur dénonce qu'un sergent de police ait utilisé son temps de travail et une voiture du service de police pour se rendre superviser la construction de sa maison sans que cela ne fasse l'objet d'une sanction ou d'une simple rencontre.

Les personnes interrogées ont dit ne pas être au courant de cette affaire, mais que des questions étaient pour être posées. 

Le président de la Commission de la sécurité publique de Saguenay, le conseiller municipal Carl Dufour, a été avisé de la situation en matinée vendredi.

« J'ai demandé à ce que l'on soit transparent dans cette affaire et que la chronologie des événements soit établie. Pour le moment, il n'est pas dans les plans de mener une enquête interne », de dire M. Dufour.




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