Que du positif, selon Lemieux

Quelque 25 personnes du monde communautaire et syndical... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Quelque 25 personnes du monde communautaire et syndical se sont rassemblées à l'hôtel Delta, à Jonquière, pour écouter en groupe la lecture du budget fédéral.

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Le député libéral de Chicoutimi-Le Fjord, Denis Lemieux, ne voit que du positif dans le deuxième budget présenté mercredi par son gouvernement.

« Je suis très content, je trouve que c'est une belle continuité au budget de 2016 [...]. Juste à penser que dans les sept derniers mois, on a créé 250 000 emplois et que le taux de chômage est passé de 7,3 à 6,6 %, je me réjouis vraiment », a-t-il répondu, lorsqu'invité à livrer ses premières impressions.

Il a mentionné être particulièrement fier des mesures annoncées pour le logement social. « On rajoute 11,7 G $ dans les logements abordables, puis on va surtout supporter et protéger les financements de la Société canadienne d'hypothèques et de logement. J'ai hâte de discuter de ça avec Mme Sonia Côté de Loge m'entraide, je crois qu'elle va se réjouir », a-t-il souligné en rappelant que la coordonnatrice avait rencontré le premier ministre Trudeau en août, en marge de la tenue du caucus national qui s'était tenu dans la région.

La principale intéressée ne partage pas son enthousiasme. L'organisme a salué l'investissement pour la Stratégie canadienne sur le logement, mais déplore que les investissements soient élargis au logement abordable, mettant ainsi en concurrence le logement social avec le privé. « Pour améliorer le sort des ménages locataires les plus mal pris, il faudra maintenant s'assurer que ces sommes soient utilisées à des fins de logement social par le Québec et non pour du logement abordable », a-t-elle souligné, dans un communiqué émis en soirée.

Innovation

Le député Denis Lemieux estime en outre que les sommes annoncées pour soutenir l'innovation pourront soutenir des entreprises régionales comme les Serres Toundra dans la réalisation de ses deuxième et troisième phases de développement, ainsi que des projets d'intelligence artificielle ou de biocarburants de biomasse forestière.

Invité à faire l'exercice de nommer des mesures moins avantageuses dans le budget de son gouvernement, le député, après quelques secondes de réflexion, a lancé : « Hum, je n'ai pas eu le temps de les trouver ! » ajoutant qu'il se concentrait sur les aspects positifs du budget.

« Une perte de contrôle sur les finances »

Le deuxième budget du gouvernement de Justin Trudeau prouve qu'une fois de plus les libéraux « sont en perte de contrôle sur les finances publiques », selon le député conservateur de Lac-Saint-Jean, Denis Lebel.

Ce budget représente pour lui une continuité du précédent budget présenté par le gouvernement libéral. L'alourdissement de la dette l'inquiète particulièrement. « Un jour on va être obligés de payer un déficit de 29 G $ [...] c'est nos petits enfants qui vont le payer », a-t-il déploré.

« Ils sont en train de nous endetter pour le futur, et c'est juste une façon de nous taxer plus tard », a renchéri l'ancien ministre conservateur.

Hormis le dossier de la dette, le député jeannois a souligné ne pas avoir vu de mesures qui supportent les régions. « Il n'y a rien là-dedans pour moi, du moins, je n'ai pas vu grand-chose pour le monde rural du pays, notre région, je n'ai rien vu pour la forêt [...]. »

Il reproche entre autres l'abolition du crédit d'impôt pour le transport en commun, l'absence de mesures compensatoires pour les agriculteurs, le peu d'investissements pour les infrastructures des petites communautés et l'ingérence du gouvernement fédéral dans les compétences provinciales avec l'annonce visant les garderies.

Sans avoir pu consulter le budget en détail, il voit cependant d'un bon oeil les modifications aux congés de maternité et les mesures visant à soutenir les proches aidants.

Les groupes communautaires et les syndicats déçus

« C'était tu plate, ça n'a pas de maudit bon sens ! » C'est ce qu'a lancé d'emblée André Roberge, président régional de l'Alliance de la fonction publique du Canada, lorsqu'interrogé sur ses premières réactions après l'écoute du deuxième budget du ministre Bill Morneau.

Environ 25 personnes du monde communautaire et syndical se sont déplacées jeudi après-midi, à l'hôtel Delta, à Jonquière, pour écouter en groupe la lecture du budget fédéral, un rassemblement qui est devenu une tradition depuis les dernières années.

« Il n'y a absolument rien pour les gens les plus pauvres », a-t-il poursuivi. L'abolition ou la modification de certains crédits d'impôt ne fera que précariser la situation des plus démunis, a-t-il déploré, en citant en exemple l'abolition du crédit d'impôt pour le transport en commun et les modifications pour les crédits d'impôt pour les aidants naturels.

Sylvain Bergeron, coordonnateur de l'organisme LASTUCE (pour Lieu d'actions et de services travaillant dans l'unité avec les sans-emploi), partageait la déception de M. Roberge. « On s'attaque aux plus petits, contrairement à ce que ce parti-là avait promis pour se faire élire », a-t-il exprimé. Il ne comprend pas l'absence de mesures visant à modifier l'assurance emploi, notamment, d'autant plus après la tournée pancanadienne réalisée par le gouvernement pour évaluer la qualité des services et le rapport qui a été produit.




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