Un concert pour restaurer l'église de Laterrière

David Ellis et Luc Blackburn annoncent la tenue... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

Agrandir

David Ellis et Luc Blackburn annoncent la tenue d'un concert au profit de l'église Notre-Dame de Laterrière. Il aura lieu le 13 mai et l'objectif consiste à faire salle comble, ce qui aiderait à restaurer la toiture, qui en a bien besoin.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Daniel Coté
Le Quotidien

Près d'une centaine de chanteurs et musiciens reproduiront l'esprit des corvées à l'ancienne, le 13 mai. Ils se succéderont dans le choeur de l'église Notre-Dame de Laterrière à l'occasion d'un concert dont les profits seront versés à la fabrique. Elle s'en servira pour réaliser des travaux dont la nature est livrée dans le titre donné à cet événement : Entre « toit » et moi.

Voici l'une des sections de l'église Notre-Dame où... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 1.0

Agrandir

Voici l'une des sections de l'église Notre-Dame où de la peinture s'est soulevée à la suite d'une infiltration d'eau.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

Membre du Quatuor Saguenay et pdg du Rendez-vous musical de Laterrière, le violoncelliste David Ellis connaît la valeur du bâtiment érigé de 1863 à 1865, du moins au plan artistique. « Ça fait 28 ans que je joue ici. Le premier album du Quatuor Alcan a été enregistré dans cette église que tous les musiciens adorent parce qu'elle possède la meilleure acoustique dans la région », a-t-il souligné mercredi, à l'occasion d'une rencontre de presse à laquelle a assisté Le Quotidien.

Réalisant qu'il existait un problème avec la toiture, son premier réflexe fut de contacter le conseiller municipal Luc Blackburn, celui qui a remis sur les rails le Rendez-vous musical de Laterrière, il y a 11 ans. Non seulement celui-ci a approuvé la tenue d'un concert-bénéfice, mais il a accepté d'y pousser la chansonnette. Ses interprétations seront les seules qui ne posséderont pas une facture classique, a spécifié David Ellis, tout en s'abstenant de révéler ne serait-ce qu'un titre.

Ce qui n'est pas secret, cependant, ce sont les ambitions du représentant de Laterrière au conseil de ville de Saguenay. « Mon objectif consiste à vendre 500 billets. C'est le défi que je me suis imposé et j'ai confiance parce que mon réseau est bien implanté », a-t-il indiqué. Des billets offerts au coût de 100 $ l'unité comprennent l'accès au concert, tenu à 19 h 30, de même qu'à un coquetel qui aura lieu dès 18 h, à l'édifice municipal. Pour assister seulement au concert, il faudra débourser 25 $.

Fait à noter, l'église peut accommoder 560 personnes, ce qui inclut le jubé. C'est dire que même si toutes les places étaient écoulées au prix le plus élevé, on resterait à court de la cible établie par le comité organisateur, qui souhaite générer un profit net de 75 000 $. Mis au fait de ce décalage, Luc Blackburn a esquissé un sourire. « Il y a d'autres projets que je ne peux pas dévoiler aujourd'hui », a-t-il résumé.

Pour revenir au programme, il mobilisera les trois quarts du Quatuor Saguenay (la violoniste Laura Andriani sera alors à l'étranger), des élèves du Conservatoire de musique de Saguenay, le Choeur Amadeus et le Choeur de l'église de Laterrière, de même que l'Ensemble Talisman. Les membres de cette formation ne seront pas dépaysés, puisque tous leurs albums ont été enregistrés dans le bâtiment patrimonial, y compris le prochain.

C'est eux qui assumeront la première partie du concert, tandis que la deuxième mettra les choristes à contribution, en plus d'un groupe de musiciens. Tel que mentionné tantôt, le menu sera formé d'oeuvres classiques, pour l'essentiel, et se révélera accessible au plus grand nombre. Pour réserver, il suffit de téléphoner à la fabrique, au numéro 418 678-2517.

Le marguillier Jean-Marc Lavoie, qui est aussi vice-président... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 2.0

Agrandir

Le marguillier Jean-Marc Lavoie, qui est aussi vice-président de l'assemblée de fabrique, examine la toile de plastique qui a été déployée sous la toiture de l'église Notre-Dame de Laterrière. Elle offre une protection toute relative aux tuyaux de l'orgue situés juste en-dessous.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

Quand l'eau menace les tuyaux de l'orgue

Vue de l'extérieur, l'église Notre-Dame de Laterrière semble pimpante. Le clocher argenté domine ses jolis murs de pierre, formant un ensemble dont l'élégance est rehaussée par le décor hivernal. Il suffit de pénétrer dans le bâtiment, toutefois, pour réaliser que derrière cette image idyllique se cache un sérieux problème.

Dans plusieurs sections, à la hauteur du jubé, on remarque que de larges plaques de peinture se sont soulevées. C'est la conséquence d'un phénomène sournois : la présence d'infiltrations d'eau. Elles trahissent les faiblesses qui se sont fait jour sur la toiture, identifiée par les spécialistes du patrimoine bâti comme une couverture en tôle à la canadienne.

Pour donner la mesure du problème, précisons que la restauration complète de la toiture a été évaluée à près de 500 000 $. Le gouvernement du Québec a accordé une subvention correspondant à 80 % de cette somme et la tenue d'un concert-bénéfice, le 13 mai, a pour objet de fournir ce qu'il est convenu d'appeler la contribution de la communauté.

« Les appels d'offres ont été lancés et nous prendrons bientôt connaissance des soumissions. L'idée, c'est que les travaux soient réalisés au cours de l'été. La dernière fois que l'église a fait l'objet d'une intervention de ce genre remonte aux années 1990 », a révélé le marguillier Jean-Marc Lavoie, vice-président de l'assemblée de fabrique, au cours de la rencontre de presse tenue mercredi, à l'église Notre-Dame.

Preuve que le temps presse, des paroissiens ont déployé une toile de plastique au-dessus de l'orgue. On ne peut pas la voir, puisqu'elle repose entre le plafond et le toit, dans un espace s'apparentant à un grenier. Ils réalisent toutefois que cette barrière protectrice, même jumelée à quelques journaux, offre une protection symbolique.

« C'est pour éviter que les infiltrations d'eau se rendent jusqu'aux tuyaux de l'orgue », explique Jean-Marc Lavoie. Provenant de la firme Casavant et Frères, l'instrument en question a été installé en 1929. Quant à l'église, c'est en 1969, par le truchement du ministère de la Culture et des Communications du Québec, qu'elle a obtenu une reconnaissance officielle en tant qu'immeuble patrimonial.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer