Le propiétaire du Zoo de Falardeau a menti, dit l'AZAC

Daniel Gagnon, propriétaire du Zoo de Falardeau.... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Daniel Gagnon, propriétaire du Zoo de Falardeau.

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Patricia Rainville
Le Quotidien

Le conflit entre le Zoo de Falardeau et l'Association des aquariums et des zoos accrédités du Canada (AZAC) se poursuit. Cette fois, l'AZAC accuse carrément le propriétaire du zoo d'avoir menti.

La semaine dernière, l'AZAC dénonçait les façons de faire du Zoo de Falardeau, concernant la manipulation des animaux, et estimait que les règles devaient y être resserrées. Quelques jours plus tard, le propriétaire du zoo, Daniel Gagnon, se disait très surpris sur les ondes de Radio-Canada, affirmant que l'AZAC avait pourtant visité les installations de Falardeau. Selon Daniel Gagnon, l'association avait donné son autorisation pour la vente d'une girafe et avait même félicité le propriétaire pour la qualité de son établissement.

Mais voilà que l'AZAC affirme ne jamais avoir visité le zoo et somme M. Gagnon d'arrêter de « reprendre de fausses informations » (voir la lettre que l'AZAC a envoyée au Quotidien dans son intégralité en p.12-13).

« Vous avez faussement affirmé que des responsables de l'AZAC ont visité votre zoo, confirmé que vous vous conformez aux normes touchant les soins des animaux, approuvé le transfert d'une girafe à votre établissement, et vous ont félicité au sujet des récents ajouts à votre collection animale. Nous avons été profondément choqués de lire vos commentaires, puisqu'aucun responsable de l'AZAC n'a visité votre établissement, ni n'a assisté à un transfert d'animaux dans votre collection, ni n'a eu de contacts avec votre établissement de quelque façon que ce soit autre que pour vous fournir des renseignements généraux au sujet des modalités pour présenter une demande d'accréditation à l'AZAC. Nous vous demandons de cesser immédiatement de transmettre de faux renseignements au sujet de votre relation avec l'AZAC », a affirmé la directrice générale de l'association, Susan Shafer.

« Vos commentaires ont une incidence négative sur les établissements zoologiques du Québec, qui ont entrepris le rigoureux processus d'obtenir l'accréditation de l'AZAC », a ajouté la dame. 

Néanmoins, la directrice générale a affirmé que si le Zoo de Falardeau désirait obtenir son accréditation de l'AZAC, l'organisation était prête à recevoir la demande et fournirait l'encadrement nécessaire en vue de l'obtention de ladite accréditation.

Gagnon réagit pour la dernière fois

(Laure Gagnon-Tremblay) - Le propriétaire du Zoo de Falardeau, Daniel Gagnon, ne prendra plus la parole dans les médias concernant le dossier des relations entre son établissement et l'Association des aquariums et des zoos accrédités du Canada (AZAC).

Contacté par Le Quotidien lundi soir, qui souhaitait obtenir ses commentaires par rapport à la lettre envoyée par l'AZAC, M. Gagnon a tenu à préciser qu'il ne voulait plus s'adresser aux médias.

Le propriétaire du Zoo de Falardeau a également mentionné qu'il avait également reçu la lettre de l'AZAC, et qu'il a été contacté par les personnes qui étaient venues visiter son zoo. « Celui qui est venu faire l'inspection, c'est celui qui nous a vendu la girafe. C'est le propriétaire d'un zoo qui est accrédité par l'AZAC, et non quelqu'un de l'association », mentionne M. Gagnon.

Selon lui, si cette personne, qu'il n'a pas voulu nommer, n'a pas pris la parole jusqu'à maintenant, c'est qu'elle n'était pas en mesure de le faire. « Cet hiver, il est parti en voyage et s'est cassé une jambe, et récemment, il était hospitalisé. Il n'était donc pas au courant et n'a pas pu répondre. C'est sa femme, qui est vétérinaire à ce zoo, qui nous a téléphoné pour dire que c'étaient eux qui étaient venus voir nos installations », explique Daniel Gagnon.

Il ajoute que la vétérinaire serait même prête à prendre la défense du Zoo de Falardeau contre l'AZAC.

Selon ce qu'on peut lire dans la lettre envoyée par l'association, « les individus qui travaillent dans un établissement accrédité par l'AZAC, ou qui sont membres de l'AZAC, ne représentent pas officiellement le Bureau national de l'AZAC ni la Commission d'accréditation, et [ils] ne peuvent donc pas accorder une reconnaissance de l'AZAC. »




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