Par la grève des juristes de l'État

Jardins zoologiques: la nouvelle réglementation retardée

Une période transitoire permettra aux zoos et aux... (Archives La Presse, Bernard Brault)

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Une période transitoire permettra aux zoos et aux centres de se conformer aux nouvelles règles, comme ici au Zoo de Granby.

Archives La Presse, Bernard Brault

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

La réglementation visant à mieux encadrer les jardins zoologiques de la province devrait entrer en vigueur d'ici à la fin de l'année. Selon le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, le processus de révision de deux règlements sur la garde d'animaux en captivité est très avancé, mais la grève des juristes de l'État a eu un impact sur la mise en application.

En entrevue au Quotidien en novembre 2015, Simon Larouche, biologiste à la direction régionale du ministère, prévoyait l'implantation des nouvelles règles au printemps de 2017, après une consultation menée auprès des jardins zoologiques et centres d'observations de partout en province. La révision vise la normalisation des infrastructures où sont gardés les animaux en captivité et les façons de faire en ce qui a trait aux contacts entre les visiteurs et les bêtes.

«Le Ministère a complété ses consultations auprès de différents partenaires concernés, dont les membres québécois des Aquariums et zoos accrédités du Canada (AZAC). La mise en application des règlements révisés a dû être retardée en raison des événements, dont la grève des juristes. Une priorité est accordée à ce dossier et une entrée en vigueur des règlements révisés est envisagée d'ici à la fin de l'année 2017», confirme le biologiste.

Simon Larouche précise que les mesures élaborées par les représentants du ministère viseront à assurer la sécurité du public et le bien-être des animaux. Une période transitoire permettra aux zoos et aux centres de se conformer aux nouvelles règles.

«Le rôle premier des jardins zoologiques est d'éduquer le public et ceux-ci doivent véhiculer le message qu'il faut éviter d'approcher les animaux sauvages potentiellement dangereux, qu'ils soient en nature ou en captivité. Par conséquent, les zoos doivent mettre l'accent sur l'importance d'avoir des comportements sécuritaires en présence d'animaux sauvages, et ce, particulièrement pour les jeunes enfants qui sont beaucoup plus vulnérables», énonce Simon Larouche.

Imprégnation

Quant à l'imprégnation des animaux, c'est-à-dire la présence des bébés auprès de leurs parents pour une certaine période de temps, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs rappelle qu'il n'encourage pas les zoos à retirer les jeunes pour les faire manipuler par les visiteurs.

«Les parents naturels des animaux demeurent les mieux placés pour combler leurs besoins et leur apprendre les comportements naturels propres à leur espèce», poursuit-il.

Enfin, toujours en ce qui a trait à la sécurité, le ministère demande aux détenteurs de permis de garde d'animaux en captivité de considérer le niveau de dangerosité des bêtes mises en contact avec le public.

«En fonction de leur taille ou de leur poids, certains animaux peuvent facilement occasionner des blessures importantes à un humain, même s'ils sont encore jeunes et que leurs intentions sont possiblement liées au jeu. Si le Zoo de Falardeau décide de mettre des animaux en contact avec le public malgré la connaissance des risques de transmission de maladies infectieuses, de morsures ou de blessures qui y sont associés, il demeure l'unique responsable des accidents qui pourraient survenir», conclut Simon Larouche.




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