Jonathan Ouellet reste incarcéré

Détenu depuis août 2015, Jonathan Ouellet demeure derrière... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Détenu depuis août 2015, Jonathan Ouellet demeure derrière les barreaux jusqu'à la fin des procédures judiciaires.

Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Jonathan Ouellet, accusé d'avoir enlevé, séquestré et battu l'ami de son ex-conjointe, a échoué dans sa tentative de reprendre sa liberté. Il a essuyé un deuxième refus en l'espace de six mois.

L'individu de 36 ans a déposé une requête en Cour supérieure du Québec afin que la décision de la Cour du Québec, de le maintenir détenu, puisse être révisée. 

Ouellet estimait que sa remise en liberté ne pourrait nuire à la confiance du public et qu'il ne représentait pas un risque de récidive.

En août 2015, Ouellet aurait participé à l'enlèvement et à la séquestration d'un individu qui se trouvait à être le nouvel ami de coeur de son ex-conjointe.

Ouellet et un complice ont tendu un guet-apens à la victime et l'ont attirée sur le chemin des Terres rompues, sur la rive nord de Chicoutimi.

Sur place, Ouellet aurait tenté d'étrangler l'individu et l'aurait battu. Il aurait même tenté de lui percer le prépuce. 

Plus encore, les accusés ont forcé la victime à sortir de l'argent de deux guichets automatiques.

Une année après les événements, Ouellet s'est vu refuser sa remise en liberté en raison de ses nombreux antécédents judiciaires et du risque de récidive et du danger qu'il représente pour la société.

Vendredi matin, la juge Manon Lavoie, de la Cour supérieure du Québec, a écouté les représentations des deux parties. Me Sabrina Tremblay, de la Couronne, a fait valoir qu'il n'y avait aucun fait nouveau ni aucune nouvelle preuve pour amener le tribunal à renverser la décision du tribunal de première instance.

Pour sa part, Jonathan Ouellet, qui se défend seul, a bien tenté de faire valoir quelques points, mais à la fin, il a dit qu'il s'en remettait à son bon jugement.

Sans véritable surprise, la juge a rejeté la requête de l'accusé.

«J'aurais pu réviser la décision de votre détention si j'avais eu une nouvelle preuve ou de nouveaux faits. Ce n'est pas le cas. Parmi tous les motifs que vous avez invoqués, il n'y a rien de nouveau. Tout était connu», a mentionné la juge Lavoie.

«Considérant vos antécédents judiciaires et considérant le risque de récidive, je rejette votre requête et reporte votre dossier pour déterminer une date pour une conférence préparatoire au 6 avril», a soutenu la juge.

Jonathan Ouellet détient une feuille de route bien garnie. Depuis 1999, l'individu a passé le plus clair de son temps à l'ombre et a écopé de peines importantes de 42 et de 60 mois de pénitencier notamment.

Ouellet est incarcéré depuis le 10 août 2015, soit depuis 19 mois. La juge Lavoie lui a fait savoir qu'il n'avait pas à s'inquiéter sur les délais des procédures que son dossier respecterait l'arrêt Jordan (30 mois pour un dossier de la Cour supérieure du Québec).




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