Neuf mois pour un cocu

Dany Bouchard... (Archives Le Quotidien)

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Dany Bouchard

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Le Chicoutimien Dany Bouchard n'a guère apprécié être cocu. En colère, il a donné une raclée à celui qui avait osé coucher avec sa copine. Comme si ce n'était pas suffisant, il a récidivé trois jours plus tard. L'accusé de 26 ans a reçu une sentence de neuf mois de prison pour ses gestes.

Le juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec, a rendu la peine, jeudi matin, au Palais de justice de Chicoutimi. Il estime que la sanction est juste, équitable et appropriée pour deux accusations d'introduction par effraction causant des lésions. 

Après les plaidoyers de culpabilité du 22 septembre 2016, la Couronne avait réclamé 15 mois de détention, alors que la défense avait estimé qu'une peine discontinue de 90 jours serait suffisante.

C'est le 7 mai 2015 que Dany Bouchard a appris que sa conjointe a eu une nuit torride avec un autre individu. Il n'a fait ni une ni deux.

«Il apprend que sa conjointe (depuis 2013) et le plaignant ont passé la nuit ensemble. Furieux, il se rend chez le plaignant, entre sans cogner et bat ce dernier pendant une dizaine de minutes. Notamment, il donne des coups de pied alors qu'il porte des bottes à bout d'acier. Il quitte les lieux et le plaignant verrouille la porte. Il (l'accusé) se rend compte qu'il a perdu une botte et va la récupérer en défonçant la porte», écrit le juge Lortie.

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Le 10 mai, trois jours plus tard, le client de Me Julien Boulianne apprend de nouveaux détails sur la nuit enflammée. La dame raconte avoir été agressée sexuellement par l'autre homme.

«En colère, il retourne chez le plaignant, défonce la porte, le bat encore et tente de l'étouffer. Le plaignant essaie de s'expliquer et l'accusé perçoit qu'il fait rire de lui», précise le magistrat dans son document.

Dans la décision, le juge a retenu comme facteurs atténuants le plaidoyer de culpabilité, évitant un procès à la victime, l'absence d'antécédents judiciaires en matière de crimes violents, le jeune âge de l'accusé, le fait qu'il a un emploi stable et d'un rapport présentenciel positif.

En même temps, le tribunal retient que l'introduction par effraction est un crime grave passible de la prison à perpétuité, la violence utilisée et le fait d'avoir battu sa victime à deux reprises.




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