Une conseillère veut un changement de ton à Roberval

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Mélanie Girard aimerait que le ton change dans la façon de faire de la politique municipale à Roberval.

Courtoisie

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Louis Potvin
Le Quotidien

Conseillère municipale à Roberval, Mélanie Girard pense que les coups de gueule du maire Guy Larouche nuisent au développement de la municipalité.

« Ce n'est pas en étant en guerre avec tout un chacun que nous ferons avancer notre ville. Les gens ne voudront pas s'installer à Roberval si le maire est en chicane avec tout le monde », déclare la conseillère.

C'est un message publié sur Facebook qui a nécessité une précision de la pensée de Mélanie Girard. « Politique municipale : Utiliser les uns pour se donner de la crédibilité. Descendre les autres pour se remonter... à chaque fois on fragilise nos relations. On dit que pour développer, dynamiser, revitaliser, etc. On a besoin d'un milieu favorable. UN MILIEU FAVORABLE ! ! ! ! » (sic), a-t-elle écrit.

Elle ne pensait pas un jour utiliser sa page Facebook personnelle pour parler de politique municipale. « Je pense que les gens de Roberval doivent être préoccupés par ce qui se passe dans leur municipalité. Nous sommes la cinquième ville la plus pauvre au Québec. L'heure des grandes réflexions est venue. Nous avons un défi important à relever et il faut mettre en place un milieu favorable pour dynamiser notre ville en mettant la priorité sur l'humain », mentionne-t-elle en pesant bien ses mots.

La conseillère ne souhaite pas se présenter à la mairie de Roberval lors de la prochaine élection. Elle veut seulement susciter la réflexion sur la manière de diriger à Roberval. « Je ne fais pas une dénonciation contre le maire, je fais un appel à travailler autrement, à faire les choses autrement », précise-t-elle.

C'est la sortie intempestive qu'a eue le maire Larouche envers Produits forestiers Résolu, qui ferme son bureau administratif, et envers Desjardins, qui songe à transférer des emplois à Saint-Félicien, qui a poussé la conseillère à réagir.

Elle considère improductif de partir en chicane envers les partenaires d'affaires du milieu. « Il ne faut pas avoir une gestion de réaction. Il faut s'asseoir avec l'homme, les gens en place. Il faut placer l'humain au centre de nos façons de faire. Avant de parler de chiffres, il faut avoir du respect et de la dignité pour avoir un milieu favorable de discussion avec nos partenaires. C'est ça que ça prend pour faire de la politique », avance-t-elle.

Le début de mandat a été houleux entre les conseillers et le maire. Certains déploraient son attitude autoritaire. L'harmonie est revenue depuis plus d'un an. À l'approche des élections municipales, les langues semblent vouloir se délier.

Aussi, les propos désobligeants du maire Larouche envers la communauté de Mashteuiatsh avaient soulevé de vives critiques et l'avaient poussé à s'excuser publiquement.

Règlement d'emprunt

D'autre part, la ville de Roberval a donné un avis de motion, mercredi, dans le but d'adopter un règlement d'emprunt de 9,9 M $ dans le cadre du projet de rénovation du centre sportif Benoit-Lévesque. Une procédure nécessaire dans les circonstances afin de pouvoir amorcer les travaux de réfection de 10,9 M $ qui consistent à l'agrandissement de l'aréna, la modification des gradins, de l'éclairage et de la réfrigération. Quand les travaux seront terminés, les aides gouvernementales promises de 7,2 M $ seront versées à la municipalité.

Une somme de 1 M $ sera prise à même le surplus accumulé de la municipalité.




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