Accostée par l'accusée: la juge craint pour sa sécurité

Julie Tremblay se défend par elle-même d'une accusation... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Julie Tremblay se défend par elle-même d'une accusation d'avoir troublé l'ordre public et que la juge Doris Thibeault a pu craindre pour sa sécurité.

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L'Almatoise Julie Tremblay tente de démontrer qu'elle ne représente pas un danger pour la juge Doris Thibault, même si celle-ci a été accostée par l'accusée à sa sortie du Palais de justice de Chicoutimi en septembre 2016.

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Même si elle se trouve en audition devant le tribunal, Julie Tremblay a installé ses pancartes devant le Palais de justice de Chicoutimi demandant la destitution de la juge Doris Thibault, du tribunal de la jeunesse.

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La juge Karine Giguère, de la Cour du Québec, siège à Chicoutimi pour deux jours dans le cadre de cette audition pour un article 810 du Code criminel canadien. 

Dans une plainte déposée par la juge Thibault, du tribunal de la jeunesse, celle-ci dit avoir craint pour sa sécurité à la suite de l'altercation verbale survenue avec l'accusée. 

Par souci de transparence et d'impartialité, la Cour du Québec a délégué une juge et un procureur de la Couronne de l'extérieur de la région afin d'entendre cette affaire.

La juge Giguère a pris le temps d'expliquer les procédures judiciaires à l'accusée, étant donné que celle-ci n'est pas représentée par un avocat.

Le tribunal a précisé que la reconnaissance d'un 810 n'entraîne aucun casier judiciaire et engage l'accusée à garder la paix et à ne pas troubler l'ordre public pour une période déterminée. 

La juge a aussi indiqué que contrairement à un procès criminel où la preuve de la Couronne doit être démontrée hors de tout doute raisonnable, que ce n'est pas la même obligation pour un 810. La juge n'a besoin d'être convaincue qu'à 51 pour cent pour déterminer si l'accusation répond à ce critère ou non.

Me Jean Caron, de la Couronne, n'a pas demandé à la juge Thibault de témoigner. Il a fait sa preuve par ouï-dire, comme cela est autorisé par le tribunal. 

Il a fait entendre l'enquêteur Pascal Brassard, qui a monté le dossier de Julie Tremblay dans cette affaire. Il enquêtait sur des menaces faites sur Facebook à l'endroit de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). 

«Elle avait écrit un message voulant que des voitures de travailleurs sociaux de la DPJ avaient déjà explosé et qu'il serait peut-être bien qu'il y en ait d'autres», a d'abord mis en contexte l'enquêteur.

«J'ai par le fait même reçu des informations voulant qu'il y avait eu un problème avec la juge Thibault. Mme Tremblay a fait des manifestations devant le Palais de justice de Chicoutimi. Elle est même allée à la rencontre de la juge à la sortie du palais de justice pour lui dire sa façon de penser et pour la narguer», a indiqué M. Brassard.

De son côté, l'accusée a fait entendre deux témoins, son conjoint Jean-Pierre Laroche et un ami, Christian Collard.

Ceux-ci ont notamment démontré que Julie Tremblay ne représentait pas un danger pour qui que ce soit. Ils n'avaient jamais remarqué quoi que ce soit en ce sens.




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