Gaudreault plaide à son tour pour le maintien

Sylvain Gaudreault... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Sylvain Gaudreault

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Le député de Jonquière à l'Assemblée nationale, Sylvain Gaudreault, demande au premier ministre du Québec, Philippe Couillard, de jouer son rôle de ministre régional et de protéger les services de santé dispensés à la population. Il souhaite qu'il infirme la décision du ministre Gaétan Barrette d'interdire les chirurgies pour le cancer de l'oesophage à l'hôpital de Chicoutimi pour les centraliser à Québec.

«Après le cancer de l'oesophage, on va décider de transférer quel autre service de santé à Québec sous prétexte que le nombre n'est pas assez élevé ? On va demander à d'autres personnes malades de s'imposer un stress additionnel pour se rendre à Québec recevoir un service qui est disponible ici et de qualité égale. C'est maintenant au premier ministre Philippe Couillard d'intervenir pour faire comprendre au ministre de la Santé que personne n'est d'accord dans la région», a plaidé Sylvain Gaudreault au cours d'un entretien avec Le Quotidien.

Il rappelle au premier ministre la séquence des événements dans cette affaire. Au départ, c'est la présidente et directrice générale du CIUSSS, Martine Couture, qui a fait connaître son désaccord devant la décision du ministère de mettre un terme à la chirurgie pour le cancer de l'oesophage. «Après, Mme Couture n'a pas eu le choix et a été dans l'obligation d'accepter cette décision puisqu'elle relève du ministre et ce dernier avait décidé que la décision des fonctionnaires s'appliquait sans discussion», raconte Sylvain Gaudreault.

Après cette première démarche, la Fondation de ma vie est intervenue publiquement pour dénoncer la décision émanant des hauts fonctionnaires du ministère. Selon Sylvain Gaudreault, il est peu habituel de voir une fondation, dont le rôle est de supporter l'hôpital pour l'acquisition d'équipements, être dans l'obligation de défendre l'offre de services pour les patients de la région.

«Après la fondation, ce sont les médecins de l'hôpital qui ont la responsabilité de traiter ces cas qui ont pris la parole pour défendre le principe de conserver ce service. Ils ont démontré qu'ils étaient en mesure de traiter les patients et présenter des arguments pour appuyer leur revendication», reprend le député.

«Tout le monde dans la région va dans le même sens et réclame le maintien du service. Le docteur Barrette est le seul à dire le contraire. Quand nous sommes dans cette situation, c'est que c'est devenu du dogmatisme de la part du ministre de la Santé et c'est pour cette raison que Philippe Couillard a l'obligation d'intervenir.»

Si la région accepte cette logique, ajoute le député, elle accepte que les chirurgies pour les cancers du col de l'utérus, du pharynx, du lymphome et les tumeurs cérébrales soient pratiquées à Québec ou Montréal. Ce sont des cas dont le nombre se compare à celui du cancer de l'oesophage.

Il faut rappeler que le maintien des chirurgies pour le cancer de l'oesophage n'a aucune incidence sur le budget du ministère de la Santé et des Services sociaux. Que le cas soit traité à Chicoutimi ou Québec, le ministère doit assumer les mêmes coûts pour les actes médicaux des médecins et le personnel en bloc opératoire.

La CCISF dénonce la centralisation

(Johanne Saint-Pierre) La Chambre de commerce et d'industrie Saguenay-Le Fjord (CCISF) dénonce la centralisation des chirurgies du cancer de l'oesophage vers les grands centres et appuie les médecins et la direction du CIUSSS dans leur demande de rencontre avec le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, pour que ce dernier prenne en considération leurs arguments et préserve les chirurgies en région, incluant celle de l'oesophage. La CCISF craint que la chirurgie des cancers de l'oesophage soit la première d'une série de rapatriements de chirurgies vers Québec et Montréal.

«Nous continuerons de militer afin que les citoyens de la région puissent recevoir des soins de qualité et de proximité», a affirmé Carl Côté, président de la CCSIF. Ce dernier fait valoir, étant donné qu'il n'y a qu'un seul chirurgien pratiquant la chirurgie de l'oesophage dans la région, que son expertise est tout aussi valide que celle des chirurgiens de Québec et Montréal quant au nombre de chirurgies pratiquées. Le président Côté ajoute que le transfert dans les grands centres n'ajoutera aucune valeur au traitement de la maladie de ces patients, en plus de créer des dépenses additionnelles importantes.




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