Une médaille pour le chien Tretiak

Jean-Philippe Laroche pose ici avec Tretiak, qui recevra... (Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Jean-Philippe Laroche pose ici avec Tretiak, qui recevra en fin de semaine le prix Héros du Panthéon québécois des animaux, pour avoir sauvé Jean-Philippe et sa conjointe, Édith Cottenoir, lors de l'incendie de leur résidence, en mai, à Chicoutimi-Nord.

Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Il reçoit le prix Héros pour avoir sauvé ses maîtres lors d'un incendie

Tretiak, le chien de Jean-Philippe Laroche et Édith Cottenoir, suit les traces du légendaire gardien de but soviétique en l'honneur duquel il a été nommé en voyant son nom intronisé parmi les siens. Le fidèle compagnon, qui a sauvé ses maîtres lors de l'incendie de leur maison, à Chicoutimi-Nord, au printemps dernier, recevra le prix Héros du Panthéon québécois des animaux.

Il sera honoré dimanche, au Centre de congrès Palace de Laval, lors d'une cérémonie organisée par l'Association des médecins vétérinaires du Québec en pratique des petits animaux (AMVQ). Le prix de la catégorie Héros est attribué à un animal qui a permis de sauver ou de préserver la vie d'un humain dans la dernière année, peut-on lire sur le site de l'association. 

L'AMVQ avait contacté Le Quotidien en décembre pour entrer en contact avec le couple, en lien avec l'article paru à la fin du mois de mai au sujet de l'incendie de leur demeure et de l'exploit du berger allemand croisé labrador.

« On était contents quand on l'a appris. C'est sûr que lui ne se rend pas vraiment compte qu'il va devenir un immortel ! », lance joyeusement Jean-Philippe Laroche. Pour eux, la remise du prix marquera en quelque sorte la fin de plusieurs mois de tracas, après l'incendie, les démarches avec les assurances et la reconstruction presque entière de leur maison de la rue Saint-Émile, qu'ils ont pu réintégrer en octobre.

Une question de minutes

Si au lendemain matin de l'incendie, ils savaient qu'ils devaient une fière chandelle à Tretiak, ils ont réalisé à quel point ils ont eu de la chance lorsqu'ils ont pu voir l'intérieur de leur résidence après le sinistre.

Le soir des événements, Jean-Philippe s'était assoupi sur le fauteuil du rez-de-chaussée, tandis qu'Édith dormait dans leur chambre, au sous-sol. Tretiak s'agitait et a fini par réveiller son maître. Jean-Philippe a alors vu la fumée monter de la cage d'escalier.

Incapable d'atteindre le sous-sol en raison de la fumée et des flammes qui progressaient, il a rebroussé chemin, a accouru à l'extérieur avec Tretiak et a saisi un bâton de baseball dans le coffre de sa voiture, bâton dont il se sert pour aller frapper des balles avec son chien.

Il a fracassé la vitre du sous-sol où se trouvait Édith, emprisonnée. Elle a pu s'extirper de la pièce en mettant une couverture sur le rebord de la fenêtre.

« Quand on a vu les dommages, c'est là qu'on a compris. La ligne de fumée était montée presque en dessous du divan. [...] Un pompier qui est intervenu cette nuit-là, avec qui je joue au hockey, m'a dit que c'était une question de minutes et qu'on avait été très chanceux. Si le chien ne m'avait pas réveillé, il ne nous restait pas beaucoup de temps à vivre », explique celui qui est gardien de but dans une ligue de garage. L'enquête a révélé par la suite que l'incendie était d'origine électrique.

La plaque du prix Héros du Panthéon québécois des animaux sera d'ailleurs installée sous la fenêtre du sous-sol par laquelle Édith est sortie du brasier.

Une petite vedette

L'animal de quatre ans est depuis devenu la petite vedette du quartier. Quand le couple prend une marche avec leur fidèle compagnon, plusieurs s'arrêtent pour discuter avec eux et flatter Tretiak. « Lui, il ne sait pas pourquoi, mais il est juste content de se faire flatter ! », laisse tomber Jean-Philippe.

Tretiak porte d'ailleurs bien le nom du célèbre gardien de but : il adore jouer au hockey ! Après les heures d'ouverture, Jean-Philippe aime bien aller sur la patinoire et lancer quelques rondelles, au grand plaisir de Tretiak qui court sur la patinoire.

Le jeune homme décrit son chien comme un animal joyeux et protecteur. Depuis son exploit, Tretiak a même su gagner le coeur de la mère de Jean-Philippe. « C'est sûr que ma mère n'aime pas les chiens, mais elle l'a enduré chez elle pendant cinq mois, lorsque nous sommes restés là en attendant que la maison soit prête », explique-t-il. 

Et il croit bien qu'elle est maintenant attachée à Tretiak. « La fin de semaine dernière, on est allés à Québec, et elle s'est déplacée chez nous pour le garder ! », lance-t-il en riant.




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