Un déviant part pour la prison

Le Chicoutimien Marc Simard a pris le chemin des cellules même si aucun juge... (Archives le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Le Chicoutimien Marc Simard a pris le chemin des cellules même si aucun juge n'a encore rendu de sentence. Étant donné qu'une peine minimale de 12 mois est prévue, il a été convenu d'incarcérer l'individu immédiatement.

L'homme de 40 ans s'est présenté au Palais de justice de Chicoutimi mercredi matin en pensant recevoir sa peine pour la possession de près de 100 000 fichiers de pornographie juvénile et pour la distribution de ces images et vidéos d'enfants exploités sexuellement. 

Arrêté en novembre 2015, le travailleur de ferme a plaidé coupable devant le juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec, au cours des derniers mois. Il savait depuis novembre dernier qu'il y aurait les représentations sur la peine en ce 8 mars.

Mais le magistrat a dû s'absenter du tribunal et le dossier a été remis au 4 mai, alors que Me Nicole Ouellet, de la Couronne, et de Me Justine Guay-Langevin, en défense, débattront de la peine qui doit être imposée à l'individu sans antécédent judiciaire.

« Mon client s'était préparé comme s'il prenait le chemin de la prison aujourd'hui. Il avait pris des engagements pour son emploi en fonction de son incarcération immédiate », a exprimé Me Guay-Langevin.

En raison d'un profil positif, la criminaliste suggérera la peine minimale pour son client. 

Du côté de la Couronne, il se pourrait que la demande soit plus élevée et atteigne 18 mois. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) avait déjà demandé des sentences de ce genre dans le passé pour des cas où le nombre de fichiers était similaire.

Me Ouellet n'a pas l'intention de calculer la détention de Simard en temps préventif. Elle a déjà avisé la défense que le temps serait compté pour un jour de détention seulement et non pas un jour et demi de détention préventive. 

Ce sont les membres de l'Équipe d'enquête sur l'exploitation sexuelle des enfants sur Internet de la Sûreté du Québec qui avaient été en mesure de mettre la main au collet de Simard.

Lors de son interrogatoire, celui-ci avait indiqué qu'il avait accumulé et distribué les images via le réseau de la pornographie juvénile depuis les cinq années précédentes, soit de 2010 à 2015.




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