Assurance maladie: les étudiants étrangers trop vulnérables

Le responsable à la coordination générale de l'AVEQ,... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le responsable à la coordination générale de l'AVEQ, Christopher Gyorffy, et la présidente du MAGE-UQAC, Perrine Argilès, souhaitent des modifications à l'assurance maladie des étudiants internationaux.

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Le Mouvement des associations générales étudiantes de l'Université du Québec à Chicoutimi (MAGE-UQAC) et l'Association pour la voix étudiante au Québec (AVEQ) unissent leur voix pour demander aux responsables universitaires de modifier le système d'assurance maladie des étudiants internationaux qui vivent au Québec.

L'AVEQ a publié un rapport de plus de 30 pages visant à décrier la situation que peuvent vivre des étudiants étrangers durant leur stage étudiant au Québec. Selon les deux associations, le régime d'assurance actuel propose une situation de vulnérabilité aux personnes qui quittent leur pays pour venir étudier dans une université québécoise.

« Le Québec aime se targuer d'être une société très accueillante envers les étudiants internationaux, mais la situation actuelle au niveau de la couverture de l'assurance maladie est tout à l'opposé », a lancé le responsable de la coordination générale à l'AVEQ, Christopher Gyorffy, pendant une conférence de presse qui se tenait à l'UQAC lundi matin, ajoutant que le système de santé était discriminatoire. En ce sens, il souhaite que les étudiants internationaux aient droit à une couverture de la RAMQ. La façon de faire n'a toutefois pas été encore étudiée par l'association.

L'AVEQ souhaite également que les cartes d'assurance privée soient reconnues dans les institutions de santé. Au total, on retrouve neuf recommandations pour modifier le service d'assurance maladie qui protège les étudiants internationaux.

« Ça nécessite seulement quelques étapes assez simples », a fait valoir M. Gryorffy, indiquant au passage que « les seules personnes qui sont avantagées par la situation sont les compagnies d'assurance ».

Il reproche également à celles-ci de manquer de transparence, ce qui empêche à l'AVEQ de quantifier le nombre d'étudiants étrangers souffrant de la couverture actuelle.

« Ce qu'on propose aux étudiants étrangers actuellement, c'est de se croiser les doigts et espérer qu'il n'arrive rien pendant les quatre ans d'études », a déploré Christopher Gyorffy.

La prochaine étape sera de présenter le rapport au gouvernement.

Cas Awa Cheik Diop

À l'UQAC, environ un millier d'étudiants internationaux fréquente l'établissement, ce qui équivaut à 15 pour cent de la fréquentation totale. Chacun d'entre eux paye un peu plus de 1000 $ par année pour une couverture d'assurance.

Les démarches de l'AVEC et du MAGE-UQAC font suite à une situation vécue par une étudiante sénégalaise de l'UQAC, Awa Chek Diop, qui a reçu une facture de près de 100 000 $ à la sortie de l'hôpital, après avoir accouché.

« On a tenté de mettre la main sur le contrat d'assurance pour savoir quelles clauses mentionnaient qu'elle n'était pas couverte pour un accouchement, mais tout le monde se renvoyait la balle, a expliqué la présidente du MAGE-UQAC, Perrine Argilès. Un an plus tard, on attend toujours après ce document. On s'est seulement fait donner un résumé de contrat qui ne nous donne pas plus d'information. »

Mme Argilès espère que la situation d'Awa Cheik Diop soit réglée le plus rapidement possible, afin de conforter les étudiants étrangers.

« C'est une assurance maladie, mais on ne sait pas vraiment ce qui s'y retrouve et ce qui est réellement couvert », a mentionné la présidente.




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