Les petits cégeps menacés

La FECQ propose notamment l'investissement de 18,6 millions $... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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La FECQ propose notamment l'investissement de 18,6 millions $ pour les frais fixes et de 49,9 millions $ pour les activités pédagogiques.

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Si le ministère de l'Éducation ne revoit pas le modèle de financement des cégeps, de petits établissements d'enseignement, comme ceux du Saguenay-Lac-Saint-Jean, pourraient devoir fermer leurs portes.

C'est du moins l'avis de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), qui a commandé une étude dont elle entend soumettre les principales conclusions à la ministre Hélène David au cours des prochaines semaines.

Présidente de la FECQ, Rose Crevier-Dagenais explique que Québec doit agir pour assurer la pérennité des petits collèges. Elle estime qu'il est temps de revoir le modèle de financement basé sur la formule FABES. L'acronyme signifie Fixes (financement fixe, indépendamment de la taille), Activités pédagogiques (incluant les services aux étudiants), Bâtiment (énergie, sécurité et assurances), Enseignants (masse salariale et avantages sociaux) et Spécifique (allocations spécifiques).

Selon la FECQ, la formule FABES n'est plus adaptée au réseau des cégeps et le financement par tête de pipe compromet l'avenir de petits collèges, comme ceux d'Alma et de Saint-Félicien, par exemple.

Rose Crevier-Dagenais croit qu'un partage plus équitable des ressources serait bénéfique et garantirait aux étudiants des régions l'accès à des programmes d'enseignement de qualité, dans leurs milieux.

« On propose une solution en trois volets : un réinvestissement et une modulation des dépenses fixes des cégeps, plus particulièrement dans ceux de petite taille, un réinvestissement et une modulation des sommes consacrées aux services aux étudiants et l'ajout d'une enveloppe dédiée à l'atteinte de cibles précises pour accroître la fréquentation et la diplomation des étudiants de première génération », explique la présidente de la FECQ.

Le mandat pour la réalisation de l'étude a été confié à l'Institut de recherche en économie contemporaine (IREC).

À la lumière des conclusions tirées par les chercheurs, la FECQ propose notamment l'investissement de 18,6 millions $ pour les frais fixes et de 49,9 millions $ pour les activités pédagogiques.

Statistiques

La présidente de la FECQ attire l'attention sur la baisse importante de clientèle enregistrée au Collège d'Alma entre 2006 et 2014, alors qu'il a perdu 284 de ses 1465 étudiants. Selon elle, il ne s'agit que d'un exemple parmi plusieurs qui témoignent de l'importance de mieux soutenir les établissements d'enseignement collégial.

Toujours selon la FECQ, la révision de l'allocation consacrée aux activités pédagogiques bonifierait de façon substantielle le financement accordé au Cégep de Chicoutimi, lequel augmenterait de 49 pour cent. À Alma, la hausse serait de 82 pour cent, toujours selon la FECQ.

Rose Crevier-Dagenais est convaincue que l'ajout d'une enveloppe spécifique pour l'attraction d'étudiants de première génération aurait un impact significatif au Saguenay-Lac-Saint-Jean, où il est estimé que 14 pour cent des 25 à 64 ans n'ont pas de diplôme.

« Dans votre région, 61 pour cent de la population n'a pas atteint le collégial. C'est près de 10 pour cent supérieur à la moyenne nationale », signale la présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec.




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