Des crédits de taxes de Saguenay pour les entreprises d'ailleurs

Le maire de Saguenay, Jean Tremblay... (Archives Le Progrès-Dimancneh, Mariane L. St-Gelais)

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Le maire de Saguenay, Jean Tremblay

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Patricia Rainville
Le Quotidien

Les nouvelles industries et les nouveaux commerces qui viendront s'établir à Saguenay n'auront pas à payer de taxes, ou presque, durant les dix prochaines années. La proposition sera faite lundi, lors de la séance du conseil municipal de Saguenay.

Saguenay cherchait un moyen d'attirer les nouvelles entreprises ici et c'est en leur offrant un crédit de taxes que le maire Jean Tremblay a décidé de s'y prendre. «L'avis de motion sera soumis aux membres du conseil lundi. Je suis bien content de cette décision, puisqu'il fallait faire quelque chose pour attirer les industries et les commerces, sinon, ils vont voir ailleurs», a fait valoir le maire Tremblay, lors d'une entrevue accordée au Progrès-Dimanche.

Ce ne sont toutefois pas toutes les entreprises qui pourront bénéficier d'un crédit de taxes. «On parle de nouvelles entreprises. Si un commerce part de Québec et déménage ici, ça ne marche pas. Mais si le commerce de Québec ouvre une succursale ici, ça marche. Les commerces ou les industries ne paieront pas de taxes la première année. Ils payeront ensuite 10% de ce qu'ils auraient dû payer en taxes la deuxième année et ainsi de suite. Le crédit s'appliquera comme ça durant 10 ans. C'est très avantageux pour les entreprises, car les taxes représentent une bonne somme. Et pendant ce temps, les nouveaux employés achèteront des maisons, paieront des taxes et feront rouler l'économie de Saguenay», a expliqué Jean Tremblay.

Les nouvelles franchises (par exemple Tim Hortons, Jean Coutu ou McDonald's) ne sont pas incluses dans le programme, ni le commerce au détail.

«On parle d'industries manufacturières, de compagnies de transport, de centres touristiques, d'écoles de métiers, de services de génie, d'administration, de communication, etc. Nous avions dit aux dirigeants de BlackRock qu'ils bénéficieraient d'un crédit de taxes s'ils s'implantaient ici, alors ce sera la même chose pour les autres nouvelles industries. Il faut être incitatif avec les nouvelles entreprises et les pousser à s'installer ici et ce n'est pas en ne faisant rien que nous allons y arriver», a ajouté le maire Jean Tremblay.

Questionné à savoir si un événement en particulier avait poussé la Ville à prendre une telle décision, Jean Tremblay a affirmé qu'il s'agissait d'une réflexion longuement réfléchie.

«Promotion Saguenay nous demande depuis longtemps de faire quelque chose, car les entreprises d'ailleurs disaient souvent que ce n'était pas nécessairement avantageux de venir ici», a indiqué M. Tremblay.

«Au bout du fjord, un Royaume», la devise favorite

C'est la devise «Au bout du fjord, un Royaume» qui a plu en majorité aux personnes sondées par la firme Segma Recherche pour le compte de Saguenay. La devise a récolté 55,7% des appuis auprès de la population. Ce sera maintenant au tour des membres du conseil de Saguenay d'adopter ou non cette proposition.

Le sondage a été réalisé du 31 janvier au 2 février dernier auprès de 602 personnes de Chicoutimi, Jonquière et La Baie. Quatre devises étaient proposées, soit «Au bout du fjord, un Royaume (55,7%) «Grandissons ensemble» (21,6%), «Énergie et vaillance» (9,1%) et «Vive comme ses rivières» (7,4%).

Un comité avait été formé l'an dernier par Saguenay et ses membres avaient soumis ces quatre propositions il y a quelques mois. Le conseil municipal avait ensuite mandaté la firme Segma pour qu'elle sonde la population sur le choix de la nouvelle devise.

Les résultats du sondage seront soumis aux membres du conseil municipal lundi, lors de la séance tenue sur l'heure du dîner à l'hôtel de ville.




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