Allaire appelle à la solidarité

Doyen à la recherche de l'Université du Québec... (Archives Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Doyen à la recherche de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Stéphane Allaire, dément avoir assisté à une fête arrosée à l'alcool au bureau du recteur après que sa candidature ait été retenue par le comité de sélection.

Archives Le Quotidien, Michel Tremblay

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Le doyen à la recherche de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Stéphane Allaire, a été au centre de plusieurs rumeurs quant à sa candidature au poste de rectorat et à des gestes qu'il aurait posés. Il tient à exposer à l'ensemble de la communauté universitaire que bon nombre de ces informations sont assimilables à des «faits alternatifs».

Tout en lançant un appel à une plus grande solidarité pour permettre à l'UQAC de relever les défis importants des prochaines années, M. Allaire a tout de même tenu à apporter des précisions sur les faits. Dans un premier temps, il n'a pas jugé bon se retirer de la course au rectorat en raison des pressions syndicales. Il affirme dans la missive publiée sur la tribune L'Espace libre animée par le professeur Michel Roche en être lui-même arrivé à cette conclusion au terme d'une réflexion personnelle.

«En bref, je vis un tiraillement intérieur. Le dernier de cette ampleur remonte à il y a environ quatre ans, lors du concours pour le poste de doyen que j'occupe présentement. J'en discute avec quelques individus en qui j'ai confiance. Parmi ceux-ci, personne de la haute direction actuelle. Pas par manque de confiance en elle ni parce que je n'estime peu certaines de ses idées. Principalement par respect, compte tenu de la résultante des événements des derniers mois et, je présume, de la charge émotive en découlant», écrit l'enseignant qui assure ne jamais avoir été coopté par la direction actuelle.

Il explique aussi dans sa missive ne jamais avoir participé à une fête dans le bureau du recteur la journée où il a été informé que son nom allait être soumis à une consultation auprès de la communauté, donc l'une des candidatures retenues par le comité de sélection. Stéphane Allaire présente dans sa missive des éléments qui démontrent qu'il n'a effectivement pas assisté à une fête arrosée à l'alcool au bureau de Martin Gauthier.

Dans un bref échange de courriel avec Le Quotidien, le doyen à la recherche a surtout mis l'accent sur le message qu'il lance à la communauté universitaire dans les circonstances alors que le comité de sélection de l'Université du Québec a été dans l'obligation de retourner en appel de candidatures à la suite de l'échec d'une première tentative. Ces défis, résume le professeur, sont d'une grande importance et nécessiteront que les gens serrent les rangs.

«Indépendamment de qui nous sommes à l'UQAC et de nos allégeances dans la course au rectorat, il y a quelques éléments qui me semblent particulièrement regrettables collectivement dans cette désormais saga. D'abord, l'image négative qui est projetée à la communauté régionale et le tort qu'elle nous cause. Qui plus est, le tout au nom de l'information, de l'intégrité et de la transparence. Ensuite, les ragots qui sont colportés et qui contribuent à ternir notre rigueur intellectuelle ; une valeur cardinale dont toute université est un porte-étendard. Enfin, la prémisse antiscientifique tenant pour acquis que le passé est garant du futur», poursuit le doyen de la recherche dans sa missive.

Au terme de ces éléments, Stéphane Allaire identifie plusieurs éléments qui doivent apparaître sur l'écran radar de la communauté universitaire au cours des prochaines années. Il est beaucoup question dans ces commentaires de la façon dont l'établissement d'enseignement devra affronter les défis de la technologie, d'une diminution d'intérêt pour certains programmes névralgiques pour la société et de la rétention des élèves provenant des collèges de la région. À ces défis s'ajoute le rôle de l'UQAC dans la nécessaire diversification de l'économie régionale à un tournant de son histoire alors que les grands piliers industriels s'effritent à la vitesse de l'éclair et ne jouent plus un rôle aussi central. 

«Sans minimiser l'importance d'un recteur, je pense que c'est surtout en travaillant autour de tels enjeux, ensemble en tant que membres de la même communauté universitaire, que nous rejoignons le coeur de notre raison d'être et que, ce faisant, nous continuons d'assurer un avenir fécond à l'UQAC», a conclu Stéphane Allaire.




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