L'aménagement des frayères est commencé

Les frayères ont une circonférence entre 10 et... (Photo Le Quotidien, Louis Potvin)

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Les frayères ont une circonférence entre 10 et 15 mètres carrés.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Est-ce qu'il y aura plus d'éperlans dans le lac Saint-Jean au cours des prochaines années ? L'aménagement de frayères devrait y contribuer.

C'est le pari qu'a fait la Corporation Lactivité pêche Lac-Saint-Jean (CLAP) en prenant la décision d'aménager 25 îlots rocheux situés dans une circonférence de 10 km carrés situés dans le secteur où se trouvait l'île aux Pins, soit à six kilomètres au large des rives du secteur Vauvert, à Dolbeau-Mistassini. Le Quotidien a été invité à se rendre sur place pour voir les travaux.

Un pont de glace de six kilomètres a été aménagé afin de permettre aux camions et à la machinerie de se rendre sur place. Les travaux avancent plus vite que prévu et on met les bouchés doubles pour ne pas être ennuyé par le temps doux annoncé au cours des prochains jours.

« Nous pensons qu'il s'agit de la meilleure façon pour permettre à l'éperlan de frayer. En mettant en place des îlots de roches, il y aura une meilleure adhérence pour les oeufs que sur du sable. En ayant de meilleures zones de fraies, le taux de survie sera nettement meilleur. Le secteur ciblé est reconnu pour la présence d'éperlans », explique la responsable du projet, Sonya Lévesque.

Des expertises avaient été faites, au cours de dernières années, pour déterminer le meilleur emplacement pour réaliser ce projet. La CLAP estime qu'il est beaucoup plus logique de favoriser les naissances de poissons que de faire de l'ensemencement.

Depuis quelques jours, les travaux ont débuté. Plus de 250 voyages de camions remplis de roche ont été nécessaires pour transporter ces 3750 tonnes de « galets » spécialement choisis.

Chaque îlot aura entre 10 et 15 mètres de diamètres avec une épaisseur variant entre 50 cm et 1 mètre. Ils sont placés à des profondeurs différentes afin d'accroître les chances de fécondation selon le niveau du lac Saint-Jean au printemps. C'est vers le 15 mai, quand l'eau est à une température entre 6 et 8 degrés Celcius, que le petit poisson-fourrage fraye.

Le président de la corporation, Luc Gibbons, a rappelé l'importance des partenaires dans ce projet.

« Nous avons une très bonne collaboration de Rio Tinto qui nous a fourni toutes les donnés concernant le niveau du lac et ainsi pouvoir faire les travaux à sec. Aussi ils ont accordé 226 000 $ », a-t-il affirmé.

Le financement de ce projet de 600 000 $ est complété par Pêches et Océans Canada (131 000 $), Fondation de la Faune du Québec (40 000 $), Produits forestiers Résolu (26 000 $), les trois MRC du Lac-Saint-Jean (93 000 $), la CLAP (60 000 $) et la CRÉ (26 000 $).

Observation

Dès cet été, les premières observations se feront pour voir si l'éperlan a déposé des oeufs sur les îlots de fraie. Pour ce faire, des capteurs à oeuf seront utilisés et un peu plus tard des filets adaptés tenteront de capturer des larves.

Sonya Lévesque est optimiste et fébrile. « Ça fait depuis 2102 que l'on travaille à ce projet et de voir la machinerie sur le lac, c'est impressionnant. Ça se concrétise. Et nous pensons que notre intervention va fonctionner, car des expériences faites ailleurs l'ont démontré », a-t-elle affirmé.

Si le projet est concluant, il y aura plus d'éperlans et donc plus de ouananiches qui se nourrissent de ce petit poisson.




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