Le Progrès-Dimanche devient Le Progrès week-end

Le propriétaire de Groupe Capitales Médias, Martin Cauchon,... (Archives Le Progrès-Dimanche, Yohann Gasse)

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Le propriétaire de Groupe Capitales Médias, Martin Cauchon, le président-éditeur du Quotidien, Michel Simard, et le président-directeur général du groupe, Claude Gagnon, voient dans la décision de transformer Le Progrès-Dimanche en édition week-end le samedi une promesse d'avenir pour l'information au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

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Normand Boivin
Le Quotidien

Rien n'arrête Le Progrès. Et pour se conformer aux tendances de l'industrie de l'information, Le Progrès-Dimanche déménage le samedi pour devenir Le Progrès week-end, à compter du 8 avril.

La nouvelle a été dévoilée lundi par le propriétaire de Groupe Capitales Médias, Martin Cauchon, son président-directeur général, Claude Gagnon, et le président et éditeur du Quotidien, Michel Simard, à l'occasion d'une conférence de presse tenue à Chicoutimi.

Le samedi est une journée de lecture de plus en plus prisée par les consommateurs, ont constaté les dirigeants de l'entreprise. D'ailleurs, le Progrès du Saguenay était le seul, avec Le Soleil de Québec, à avoir une édition le dimanche. « Lorsque nous avons créé le Groupe Capitales Médias, nous avons pris l'engagement de nous coller aux besoins des régions. Le Progrès-Dimanche était encore un bon produit, mais il se butait à un lectorat en forte progression dans Le Quotidien du samedi. Nous avons donc décidé de fusionner nos deux éditions », a expliqué Claude Gagnon. Les fans de l'hebdomadaire régional ne perdront donc pas au change, puisqu'ils auront droit à un contenu renouvelé et encore plus varié, et auront deux jours pour le lire. Un journaliste de l'actualité générale et un journaliste des sports resteront en service le samedi pour alimenter l'application et le site Web.

« Nous célébrons cette année nos 130 ans d'existence. Notre longévité s'explique par notre leadership en information régionale, notre capacité à prévoir les changements dans les habitudes des lecteurs et notre rapidité à intégrer les nouvelles technologies », a expliqué Michel Simard, citant comme exemple les grandes étapes qui ont marqué l'entreprise depuis sa création en 1887 : l'arrivée du Progrès-Dimanche en 1964, celle du Quotidien en 1973, et sa transformation en tabloïd en 1980.

« Les organisations qui savent s'adapter sont celles qui réussissent le mieux. La nouvelle d'aujourd'hui s'inscrit dans le déploiement de notre nouveau modèle d'affaires », a fait écho Claude Gagnon.

Pour le propriétaire de l'entreprise, Martin Cauchon, cette décision positionne encore mieux la plateforme papier des journaux du Progrès du Saguenay, qui demeure la locomotive de son modèle d'affaires. Il a qualifié de remarquable le travail abattu par la direction locale et les syndicats pour maintenir une information locale de qualité tout en prenant le virage qui s'annonce pour le 8 avril.

« Nos fidèles lecteurs du Progrès-Dimanche se sentiront toujours chez eux dans la nouvelle mouture. Le Progrès week-end offrira aux lecteurs du Quotidien et du Progrès-Dimanche le meilleur des deux mondes. Une édition renouvelée répondant aux besoins des lecteurs de toute la région », a conclu, M. Cauchon.

Une bonne nouvelle pour le syndicat

Le président du Syndicat des communications du Quotidien (FNC-CSN), Louis Tremblay, accueille favorablement la transformation du Progrès-Dimanche en Progrès week-end.

«Depuis quelques années au Québec, tous les médias confondus, les gens sont contents quand on n'annonce pas de coupes dans les emplois. Des compressions, il y en a eu partout, de 35 à 40%, en raison de la crise. Nos membres ont bien accueilli la nouvelle, car il n'y aura pas de mises à pied dans la salle de nouvelles ni chez les employés de bureau», a dit le leader syndical.

Qui plus est, Louis Tremblay y voit même une bonne nouvelle, car le projet mis de l'avant par la direction vise à adapter les publications aux nouvelles habitudes de vie des gens du Québec, et même de l'Amérique du Nord.

«On le sait, les gens préfèrent lire le samedi et ce n'est pas mauvais de respecter les signaux du marché. Le Progrès-Dimanche, c'était historique, c'était un phénomène jamais vu, mais avec l'Internet et la multiplication des plateformes, il n'y a plus rien d'éternel», a analysé Louis Tremblay.

Qualité d'information

Même s'il reste à discuter avec l'employeur de la façon dont seront réaménagés les horaires de travail, Louis Tremblay s'attend à ce que la même qualité d'information soit maintenue.

«Il n'y a pas de coupe dans la salle de nouvelles. Les lecteurs ne perdront pas au change en terme de quantité d'information ni en qualité. Même s'il y aura une édition papier de moins, il y aura plus d'informations dans l'édition du samedi.»

C'est vrai, dit-il, que certaines personnes seront déçues qu'on ne couvre plus leurs événements le samedi, mais il y aura quand même un journaliste du général et un de la section sportive pour la tablette et le site Web, et pour l'édition du lundi.




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