École trilingue à La Baie: la CQSB piquée au vif

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Le président de la Commission scolaire Central Quebec, Stephen Burke.

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

L'implantation d'une école primaire trilingue à La Baie fait réagir le président de la Commission scolaire Central Quebec (CQSB), Stephen Burke. La CQSB chapeaute l'école régionale Riverside d'Arvida, le seul établissement public anglophone de la région.

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Le projet Au Millénaire, à La Baie, prévoit l'implantation d'une école trilingue.

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L'entrée en scène d'Au Millénaire dans l'ancienne école Georges-Vanier pourrait avoir un impact sur la clientèle puisque la nouvelle école sera implantée non loin de la 3e Escadre de Bagotville. Les enfants de militaires représentent une proportion élevée des élèves de Riverside. Invité à commenter l'entrée en scène d'Au Millénaire dans l'enceinte de l'ancienne école Georges-Vanier, Stephen Burke s'est dit mécontent de l'arrivée d'un nouveau programme axé sur l'anglais, mais pas inquiet. Le président n'était pas au courant de l'initiative déployée par la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay lorsque joint par Le Progrès-Dimanche. À chaud, il a réagi plutôt vivement, mais a plus tard nuancé sa position. 

« Jamais on n'oserait aller voler la clientèle des commissions scolaires et ce que cette commission scolaire fait, c'est carrément venir jouer dans nos plates-bandes », a-t-il dit, d'emblée.

Il a ensuite déclaré que son organisation n'est pas inquiète puisque le taux de graduation du CQSB est de 87 pour cent, le troisième meilleur score sur 72 commissions scolaires québécoises. M. Burke signale que l'implantation d'une école publique trilingue (anglais, français et espagnol) à La Baie servira de prétexte pour rappeler aux parents dont les enfants sont admissibles à l'enseignement dans la langue de Shakespeare que l'école anglaise est « la meilleure option ». 

« Ça va nous obliger à en faire encore plus pour mieux faire connaître les avantages de notre commission scolaire. On a la prétention qu'on fait des gens véritablement bilingues. L'anglais, dans les écoles francophones, n'est pas enseigné par des anglophones. Chez nous, l'anglais est enseigné par des anglophones et le français est enseigné par des francophones », a souligné le président.

Rencontre avec le commandant 

Le 16 janvier, la directrice générale de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, Chantale Cyr, et le président d'alors, Antonin Simard, ont rencontré le commandant de la Base de Bagotville, Darcy Molstad, pour discuter du projet de La Baie avec lui. Dans la foulée de la conférence de presse annonçant la création d'Au Millénaire, les instances de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay ont nié vouloir courtiser la clientèle de Riverside. 

Stephen Burke rappelle que les enfants de militaires francophones bénéficient d'une exemption à la Loi 101, laquelle leur garantit l'accès à l'enseignement en anglais. 

« Si ce droit acquis n'est pas utilisé, éventuellement, ces familles vont le perdre. Ce n'est pas une décision sans conséquence et nous allons profiter de l'occasion pour rappeler cet élément à nos familles militaires », poursuit-il. 

En 2014, le gouvernement de Pauline Marois a tenté de modifier les paramètres de la Loi 101 pour mettre fin à l'exemption, mais devant le tollé soulevé par la mesure proposée, le projet a été abandonné.




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