Hélène David promet d'agir

La ministre de l'Éducation supérieure, Hélène David, était... (Archives Le Quotidien)

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La ministre de l'Éducation supérieure, Hélène David, était au Saguenay, mardi, où elle a assuré que Québec adopterait une loi-cadre afin de prévenir et empêcher les violences sexuelles en milieux universitaire et collégial.

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Hélène David a tracé un bilan positif de la première journée de réflexion de la campagne pour prévenir et contrer les violences sexuelles dans les campus universitaires et les cégeps, qui s'est déroulée toute la journée de mardi au Cégep de Chicoutimi.

La ministre de l'Éducation supérieure était accompagnée d'intervenants de différents milieux. Le plan du gouvernement du Québec est d'adopter une loi-cadre afin de doter les universités et les cégeps d'une politique visant à prévenir et empêcher les violences sexuelles en milieu universitaire et collégial. Le projet de loi pourrait être déposé à la fin de la présente session parlementaire ou au début de la prochaine.

Quatre autres journées de réflexion sont prévues d'ici la fin du mois de mars à Québec, Sherbrooke et Gatineau. La ministre assure qu'un budget est prêt pour permettre la mise en place de différentes mesures.

« Dans les priorités, nous avons déjà choisi d'investir dans des ressources professionnelles, et on va en avoir 100 nouvelles dans les collèges et universités, a annoncé Hélène David. Évidemment, il faut les choisir, mais l'argent est disponible depuis janvier. On va prendre le temps de faire les bons choix et on veut aider tout le monde, autant les petites institutions que les plus grandes.

« La loi va tracer les grandes lignes, mais ce sont beaucoup des recommandations pour des politiques institutionnelles. Il va y avoir une reddition de comptes intelligente, avec du contenu afin de veiller à ce que les politiques soient vraiment bien appliquées. On veut faire du Québec un meilleur endroit pour la sécurité, la prévention et la sensibilisation en matière de violence sexuelle. »

Recommandations

Parmi les recommandations qui ont retenu l'attention de la ministre, la création d'un logo universel pour identifier une vigile, une personne basée dans les campus afin de venir en aide aux étudiants qui en ont besoin.

« Quand une personne a vécu quelque chose de difficile, il faut qu'il y ait une vigile présente afin que ça serve de relais vers les ressources appropriées », a fait valoir Hélène David.

Trois grands sujets ont été élaborés lors de la journée de réflexion. La prévention et la sensibilisation, la gestion des dévoilements et dénonciations ainsi que toute la question de la sécurité étaient au coeur des discussions.

« Ce fut une journée avec beaucoup de contenu avec des gens qui venaient de tous les horizons, et c'est exactement ce que j'espérais, a-t-elle indiqué. Des directions d'établissement, des professionnels, des associations étudiantes, des professeurs, des membres des syndicats, des gens des Premières nations et j'en passe. Il y a eu des recommandations très pertinentes donc on se doit d'être satisfait. »

Recteur à l'UQAC : Mme David ne s'en mêlera pas

La processus de candidature pour la nomination d'un nouveau recteur à l'UQAC a eu écho jusque sur la colline parlementaire. Hélène David n'a toutefois pas l'intention de s'immiscer dans le débat, préférant faire confiance au personnel en place habileté à dénicher le bon candidat.

La ministre de l'Éducation supérieure a rappelé que le poste de recteur en était un important au sein d'une institution universitaire.

« J'ai vu passer plusieurs campagnes au rectorat et les processus de nomination sont différents d'une université à l'autre, a mis en contexte Mme David. Il y a tout un processus qui est bien balisé dont il faut tenir compte. J'ai vu, en toute démocratie et en toute transparence, des positions très différentes et des candidats très différents également. Ce qu'on espère, c'est qu'on soit en mesure de trouver une personne qui soit la meilleure pour la situation actuelle. »

À propos d'un certain malaise que la situation à l'UQAC laisse percevoir, Hélène David est demeurée prudente.

« Dans un processus démocratique, je trouve ça très sain de pouvoir s'exprimer et que tout soit entendu afin de trouver la meilleure personne possible », a-t-elle affirmé (voir autre texte p.14).




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