UQAC: Laval Boulianne invité à quitter

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L'Université du Québec à Chicoutimi

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L'intersyndicale de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) affirme que le retrait du président du conseil d'administration, Laval Boulianne, du comité de sélection visant à sélectionner des candidats pour le rectorat, pourrait faciliter les travaux.

L'intersyndicale regroupant les syndicats des professeurs, chargés de cours, professionnels et personnels techniques et de bureau en arrive à cette conclusion à la lumière des événements des derniers jours. Il s'agit également d'une façon pour les directions syndicales d'éviter que le choix ne revienne sur une personne qui a des liens avec l'actuelle administration de l'UQAC en plus des raisons éthiques et réglementaires évoquées dans le communiqué.

« Le véritable travail de recherche de la perle rare s'enclenche pour le comité de sélection et nous lui souhaitons bonne route. Cette route pourrait cependant être beaucoup moins chaotique et sa destination plus crédible s'il était suggéré à Laval Boulianne, et éventuellement exigé, qu'il mette fin à sa participation directe au travail du comité. Il nous apparaît en effet inconcevable, d'un strict point de vue réglementaire et éthique, que Laval Boulianne, président du conseil de l'UQAC, demeure membre de ce comité », stipule le communiqué.

En matière réglementaire, l'intersyndicale souligne qu'à sa face même, la formulation démontre que le président du conseil d'administration de l'université n'a pas à être membre du comité de sélection pour le poste de recteur. Ils estiment que la présence de Laval Boulianne va à l'encontre de ce qui est indiqué aux articles du règlement général.

« Les articles 9 et 12 (Règlement général 11 - Processus de consultation en vue de la désignation des chefs d'établissement), qui régissent le processus menant au choix d'un nouveau recteur, prévoient explicitement les moments où la présidente du comité de sélection doit informer ou consulter le président du conseil d'administration. Cela suppose non moins explicitement, dans la lettre comme dans l'esprit, que celui-ci ne fait pas partie du comité de sélection et que son rôle n'est strictement que consultatif, pas décisionnel », poursuit le communiqué.

« Nous demandons solennellement à Madame [Sylvie]Beauchamp, présidente du comité de sélection du prochain recteur de l'UQAC, qu'elle use de la même autorité, dont elle a fait preuve pour imposer une reprise du processus de sélection, pour prier gentiment, mais fermement si nécessaire, M. Boulianne, de quitter le comité. C'est à notre avis une nécessité pour que le comité puisse en toute sérénité, sans pression indue, trouver à l'UQAC le recteur ou la rectrice qu'elle mérite. »

Avant d'exiger le départ du président du conseil d'administration de l'UQAC du comité de sélection, l'intersyndicale a présenté le récit des événements et les raisons pour lesquelles les syndicats ont réagi rapidement. Ils endossent la décision de reprendre le processus tout en souhaitant une conclusion positive de ce dossier.

« L'UQAC mérite que des efforts soient faits pour lui trouver un recteur ou une rectrice à sa mesure. Les employés de l'UQAC le méritent tout autant, eux qui se sont battus une année entière contre les tentatives de lapidation de la mission d'enseignement, de recherche et de création de l'administration actuelle au nom d'une vision qui se limitait, tronçonneuse dressée, à la recherche acharnée de l'équilibre budgétaire. »

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