Un consensus se dessine

Gérald Savard... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

Agrandir

Gérald Savard

Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Denis Villeneuve
Le Quotidien

Un certain consensus semble se dessiner parmi les municipalités régionales de comté (MRC) du Saguenay-Lac-Saint-Jean concernant la création du nouveau Fonds d'appui au rayonnement des régions (FARR) que le ministre des Affaires municipales du Québec, Martin Coiteux, s'apprête à annoncer.

Les préfets rejoignent la position de Saguenay et croient que le million $ offert par Québec à la région pour la première année est insuffisant. Selon eux, les sommes attribuées doivent être distribuées à chacune des MRC pour le développement des projets.

Président de la table régionale des élus, le préfet de la MRC du Fjord-du-Saguenay, Gérald Savard, souhaiterait que les sommes accordées pour le FARR soient plutôt versées pour la bonification du Fonds de développement des territoires (FDT) doté d'une enveloppe de 100 M$ jusqu'en 2016-2019 dans la foulée du pacte fiscal municipal où les deux unions municipales avaient accepté des compressions de 300 M$. M. Savard affirme que le FDT constitue le meilleur fonds de développement que Québec ait pu créer en raison de sa grande flexibilité pour des projets de planification et de développement du territoire, la promotion de l'entrepreneuriat, le soutien au développement rural, etc. « Je pense que plutôt que de créer le FARR, on aurait dû bonifier le FDT. »

En ce qui a trait à la somme de 30 M$ offerte, M. Savard semble peu enclin à exiger davantage de Québec.

Décentralisation réclamée

La situation est différente du côté de la MRC Lac-Saint-Jean-Est où les élus prendront position mercredi soir. En entrevue, le préfet André Paradis souhaite que les nouvelles sommes soient gérées de façon décentralisée aux mains des MRC.  

« Le ministre Coiteux souhaite que les sommes soient gérées par la Conférence administrative régionale pour financer les projets arrêtés lors du sommet économique de juin 2015. Il est évident que les sommes d'argent sont insuffisantes pour faire avancer les projets des MRC. Un million pour la région, ce n'est pas grand-chose. On souhaiterait que l'argent soit attribué par MRC à même un fonds d'aide aux régions dédié aux recommandations du sommet économique. Il n'y a pas un projet en bas d'un million là-dedans. »

M. Paradis se dit totalement d'accord avec la déclaration du député péquiste Sylvain Gaudreault faite dans Le Quotidien de mardi voulant que la défunte Conférence régionale des élus (CRÉ) n'était pas parfaite, mais qu'elle offrait aux acteurs socio-économiques une instance pour des consensus. « On aurait pu s'attendre à ce que le modèle soit modifié plutôt que de le faire disparaître. Actuellement, le gouvernement n'a pas de projets régionaux qui lèvent. »

Table des préfets

Cet avis est également partagé par la préfète Ghislaine Hudon, de la MRC du Domaine-du-Roy, qui souhaite que les projets régionaux soient gérés par la table des préfets. « Ce n'est pas vrai que ça va être géré par le MAMOT. On veut que le centre de décision soit la région. »

Tout comme son collègue André Paradis, Mme Hudon croit que la CRÉ était une bonne table pour favoriser la concertation régionale. Elle conclut qu'avec la table des préfets, la région conserve quelque chose, sauf qu'il n'y a plus de structure pour échanger et travailler en concertation.

Il n'a pas été possible de parler au préfet Jean-Pierre Boivin, de la MRC Maria-Chapdelaine, à ce sujet.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer