L'UPA régionale satisfaite du départ de Paradis

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Mario Théberge, président de l'UPA régionale, soutient que le départ du ministre Pierre Paradis à l'Agriculture ne peut être que salutaire.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Le président de l'Union des producteurs agricoles du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Mario Théberge, est satisfait du départ précipité du ministre de l'Agriculture, Pierre Paradis, et du retour de Laurent Lessard à ce poste.

Réagissant aux derniers événements politiques touchant le gouvernement libéral, M. Théberge pousse un soupir de soulagement d'autant plus que tous les liens ont été coupés depuis décembre entre la direction provinciale du syndicat et le ministre Paradis concernant les changements administratifs annoncés au Programme de crédit de taxes foncières agricoles (PCTFA). « On ne peut voir négativement le départ de M. Paradis. Son remplaçant Laurent Lessard connaît les dossiers, ça ne peut pas nuire. »

M. Théberge fait référence au passé politique de M. Lessard qui a occupé le poste de ministre de l'Agriculture à deux reprises de 2008 à 2009 et de 2010 à 2011.

Le président de l'UPA régionale ajoute que le nouveau ministre Lessard ne devrait pas avoir de difficulté à se remettre en selle puisque les préoccupations des agriculteurs sont souvent récurrentes. « On voulait un autre ministre. La façon dont ça change n'est pas nécessairement celle qu'on voulait, mais... »

M. Théberge souhaite que le changement de ministre fasse évoluer le dossier des taxes foncières agricoles, sauf que pour le moment le plan de match demeure. Le 4 février prochain, des propriétaires agriculteurs érigeront des barrages sur les sentiers à six points névralgiques sur le territoire, et ce, en collaboration avec la Fédération des clubs de motoneigistes. L'objectif dans un premier temps est de sensibiliser la population aux revendications des agriculteurs sur les nouvelles charges foncières qu'ils auront à assumer, mais M. Théberge ajoute qu'il ne s'agit que d'un premier exercice qui pourrait aller en évoluant.

Selon les chiffres présentés en décembre dernier par l'UPA provinciale, les changements que souhaite apporter le gouvernement du Québec au PCTFA auront pour effet d'entraîner des hausses de taxes de 30 à 40 % pour plus de 80 % des entreprises agricoles. Le PCTFA prévoyait un crédit de 100 % des premiers 300 $ de taxes municipales, scolaires ou de secteur. S'ajoutaient un crédit de 70 % de la somme des taxes qui dépassent les premiers 300 $ et un crédit de 85 % sur la portion de la valeur des terres agricoles qui dépasse 1814 $ l'hectare, indexé chaque année.

Depuis le début de l'année, ces modalités sont remplacées par un taux uniforme de 78 % et excluent les taxes scolaires. L'UPA et la Fédération québécoise des municipalités demandent de reporter d'un an les changements et de réunir les intervenants pour trouver des solutions durables.

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