Le fjord du Saguenay à l'UNESCO: la demande déposée à Parcs Canada

Sur la photo, dans l'ordre habituel: le président... (Courtoisie)

Agrandir

Sur la photo, dans l'ordre habituel: le président et porte-parole de la Côte-Nord, Claude Deschênes, le chef de la Première Nation des Innus Essipit, Martin Dufour, le porte-parole de Charlevoix, Sylvain Tremblay, le porte-parole du Saguenay, Robert Bouchard, et le représentant de la Nation huronne-wendat, Jean Lesage.

Courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le comité Fjord du Saguenay-Patrimoire mondial a déposé, vendredi, sa candidature auprès de Parcs Canada pour être inscrit à la liste indicative du Canada. Il s'agit de la première étape vers une reconnaissance de l'UNESCO.

Le comité a reçu le consentement officiel du gouvernement du Québec. Selon l'un des porte-parole du comité, l'ex-député bloquiste Robert Bouchard, il s'agit d'une étape nécessaire avant de déposer une candidature. « En fait, le territoire qu'on propose est une propriété du gouvernement du Québec. Il donne également son appui à notre projet en donnant son consentement », explique-t-il.

La liste indicative est un inventaire d'endroits au pays que le Canada pourrait défendre devant l'UNESCO pour qu'ils soient inscrits au patrimoine mondial. Parmi tous les projets dont la candidature a été déposée, seulement dix seront retenus pour être placés sur la liste. Les projets sélectionnés par un comité consultatif ministériel seront dévoilés vers la fin de l'année. « Le comité choisit dix sites pour les dix prochaines années. Un seul site sera présenté à l'UNESCO par année », mentionne M. Bouchard.

Le porte-parole est très confiant de la chance du fjord du Saguenay de se retrouver sur la liste indicative. « On a un dossier très élaboré. Nous sommes enchantés de notre préparation, fiers de notre équipe de travail et très contents du consentement du Québec », assure Robert Bouchard. 

L'organisme travaille depuis de nombreuses années à peaufiner le dossier du fjord du Saguenay. Les régions du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de Charlevoix et de la Côte-Nord se sont impliquées, et elles ont été appuyées par les nations autochtones innues et huronnes-wendat.

Dans un communiqué de presse, le comité assure que le fjord du Saguenay a plusieurs avantages, entre autres « ses paysages majestueux, sa faune et sa flore singulières et son environnement marin exceptionnel », peut-on lire.

Par ailleurs, les porte-parole du comité arguent que le fjord est également le lieu historique de la Grande-Alliance. En effet, le premier pacte franco-amérindien est survenu à la Pointe-aux-Alouettes en 1603. De plus, l'endroit est occupé par les humains depuis près de 8000 ans.

Selon le comité Fjord du Saguenay-Patrimoine mondial, le fjord est également l'un des 38 de la planète qui a une longueur de plus de 100 km, et ses profondeurs peuvent atteindre 275 mètres. Il s'agit également du plus important fjord à une telle latitude.

Selon le préfet de la MRC de Charlevoix-Est, Sylvain Tremblay, il s'agit d'un projet socioéconomique durable et de valeur internationale. En effet, le comité estime qu'une reconnaissance à l'UNESCO peut amener d'importantes retombées pour le secteur touristique. De plus, il s'agit d'un projet rassembleur pour le comité, puisque de nombreux groupes se sont rassemblés pour y apporter leur support. « Nous sommes encore en campagne pour rassembler des appuis de la population et d'organismes », ajoute Robert Bouchard.

Tous les citoyens qui souhaiteraient donner leur appui au projet ont encore la possibilité de le faire. Ils peuvent se rendre sur le site Web du comité jusqu'au 30 avril pour participer à la campagne.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer