Treize mois pour avoir menacé sa famille

Jonathan Côté retourne à la prison de Roberval... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Jonathan Côté retourne à la prison de Roberval pour les neuf prochains mois.

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Jonathan Côté reçoit une sentence de 13 mois et 22 jours de détention ferme pour avoir menacé sa mère et son frère Michaël, pour du harcèlement et deux bris de promesse.

Le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, a entériné la suggestion commune de Me Mélanie Paré, de la Couronne, et de Me Charles Cantin, en défense, et a retranché les quatre mois et 22 jours que l'accusé a déjà passés derrière les barreaux, ce qui signifie qu'il lui reste neuf mois à écouler. Les accusations de séquestration et de voies de fait ont été retranchées.

L'individu de 39 ans est le frère de Marc-Étienne Côté, considéré comme l'un des 10 hommes les plus recherchés au Québec pour un meurtre survenu en novembre sur la rue du Vieux Pont, à Jonquière.

Côté dit être stressé et anxieux de savoir que son frère fait l'objet d'un mandat d'arrestation.

« Mais il doit savoir que ce n'est pas encore sur le point de se régler et qu'il ne peut toujours relier ses problèmes à cette affaire », indique Me Paré.

Le client de Me Cantin a reconnu avoir fait des menaces à des membres de sa famille, au mois de décembre. Il est revenu de Montréal complètement désorganisé. Il s'était retranché dans la résidence de sa mère et les policiers de Saguenay ne parvenaient pas à le faire sortir. Il avait fallu l'intervention de son avocat pour qu'il se rende aux policiers.

« M. Côté a fait des misères à sa mère et à son frère. Il avait des griefs à l'endroit de sa famille. Le soir des événements, il a dit qu'il voulait arranger le cas de son frère et l'a menacé de lui sacrer une volée », a expliqué la procureure de la Couronne.

« Il doit régler quelques problématiques. Ça prend un arrêt d'agir pour l'instant. Il doit couper les ponts avec sa famille. On doit lui interdire de communiquer avec sa mère, d'être en contact avec elle et de se rendre à son domicile », ajoute Me Paré.

En plus de la sentence en prison, Jonathan Côté se trouvera en probation pour une période de 24 mois, dont un suivi de 12 mois. Il doit aussi travailler sur ces nombreuses problématiques, dont celle de la gestion de sa colère.

« Le suivi probatoire est important. Mon client a l'intention de demander de l'aide sur sa gestion des émotions. Mais je ne perds pas espoir, car il a du potentiel », note Me Cantin.

Le juge a donc accepté la suggestion, mais a noté qu'elle se trouvait à la limite du raisonnable, notamment en raison des 29 pages d'antécédents judiciaires de l'accusé. Jonathan Côté a reçu de nombreuses sentences de deux, trois, quatre et cinq mois dans son passé criminel.

« J'ai l'habitude d'être positif, mais lorsque je prends connaissance du rapport présentenciel, je ne peux faire autrement que de voir un portrait assez noir. Vous ne serez pas heureux tant que vous n'aurez pas réussi à passer par-dessus votre colère et votre rancoeur envers votre famille. Vous allez rester malheureux », a conclu le juge Boudreault.

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