Pas d'école alternative à Jonquière

Le projet d'implantation d'une école alternative à Jonquière,... (Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

Agrandir

Le projet d'implantation d'une école alternative à Jonquière, présenté par Élaine Bérubé et Valérie Thibault, a essuyé un refus de la part de la commission scolaire.

Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Il n'y aura pas d'école alternative sur le territoire de la Commission scolaire de la Jonquière.

Le projet, élaboré par un comité formé de parents et d'enseignants qui militent en faveur de l'implantation de ce modèle d'enseignement dans la région, a été refusé par les commissaires lors de l'assemblée ordinaire du 28 novembre dernier.

Les deux porte-parole du groupe, Valérie Thibault et Élaine Bérubé, ont présenté le dossier aux élus de la commission scolaire au début de novembre. Quelques semaines plus tard, lors d'une entrevue accordée au Progrès-Dimanche, elles se sont montrées confiantes de voir leur projet prendre forme prochainement. Aucune école alternative n'existe au Saguenay. Ce type d'établissement gagne toutefois en popularité ailleurs au Québec puisqu'il offre un système basé sur le respect du rythme d'apprentissage de chaque élève et sur le développement de l'autonomie des écoliers. L'école alternative prône la réciprocité enfant-adulte et ses valeurs sont orientées vers le respect mutuel. Les parents des élèves doivent s'impliquer dans la vie scolaire en faisant du bénévolat.

Conseillère en communications à la Commission scolaire de la Jonquière, Marie-Ève Desrosiers confirme que le dossier n'a pas suscité l'engouement des commissaires. Elle explique qu'une analyse a été réalisée par la direction générale et les services éducatifs. La direction et le personnel des 17 écoles primaires de la région ont été sondés afin de déterminer s'ils étaient ouverts à une certaine cohabitation des modèles alternatif et régulier. Aucune d'entre elles n'a manifesté d'intérêt.

Selon Marie-Ève Desrosiers, les intervenants concernés à la Commission scolaire craignaient que l'ouverture d'une école alternative dans un immeuble distinct, l'une des options envisagées par le comité, ait des conséquences sur la fréquentation d'établissements existants, particulièrement les écoles situées en milieu rural.

«On a fait des recherches. On a regardé ce qui se fait ailleurs. Ça a été très bien analysé et il y a eu un très grand tour de la question de fait. Pour le moment, il n'y a aucune équipe-école qui a manifesté le désir d'accepter ce projet-là», poursuit la responsable des communications. Marie-Ève Desrosiers ajoute que cet enjeu aurait également des répercussions en matière de ressources humaines. Les causes officielles du rejet, telles qu'évoquées dans la résolution du conseil des commissaires, sont d'ordre «pédagogique et organisationnel».

Deuxième tentative

Malgré tout, le comité n'a pas l'intention de baisser les bras. Dans un échange de courriels, Élaine Bérubé a fait savoir qu'une démarche a déjà été entreprise auprès de la commission scolaire pour obtenir des précisions.

«Nous allons ajuster notre projet et l'adapter si possible. Nous n'avons pas dit notre dernier mot. Nous sommes toujours très motivées, mais c'est politique et nous devons mobiliser les gens influents dans notre communauté. Nous allons probablement enchaîner quelques événements cette année comme des soirées d'information ainsi que des activités familiales», a expliqué la porte-parole du projet.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer