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Une chaire de recherche créée pour étudier la tordeuse des bourgeons de l'épinette

La nouvelle chaire de recherche a été officialisée... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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La nouvelle chaire de recherche a été officialisée en compagnie par le recteur de l'UQAC Martin Gauthier, le professeur et chercheur Hubert Morin, titulaire de la chaire, ainsi que Richard Garneau, président et chef de direction de Produits forestiers Résolu.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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L'influence de la tordeuse des bourgeons de l'épinette sur les paysages forestiers pourra être étudiée en long et en large, au cours des cinq prochaines années. L'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) met une expertise en place en annonçant la création de la Chaire de recherche industrielle sur la croissance de l'épinette noire et l'influence de la tordeuse des bourgeons de l'épinette sur la variabilité des paysages en zone boréale.

Le professeur et chercheur au Département des sciences fondamentales de l'UQAC, Hubert Morin, est le titulaire de la chaire. Un montant de 3 555 000$ a été accordé afin d'assurer les activités.

Produits forestiers Résolu fait sa part en octroyant une aide de 1 500 000$ en argent et biens, tout comme le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada avec le soutien d'un million dollars.

L'UQAC, la Fondation de l'UQAC et le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs ont également contribué.

L'annonce a été officialisée mardi matin lors d'une conférence de presse.

Trois thèmes

La Chaire cible trois thèmes de recherche: les relations entre les épidémies de la tordeuse des bourgeons de l'épinette (TBE) en zone boréale et la variabilité des paysages, l'historique et l'évolution des épidémies de la TBE et leurs impacts sur la gestion de l'approvisionnement et la qualité du bois, ainsi que les impacts des changements climatiques sur la croissance et la qualité des tiges de l'épinette noire.

«L'idée est de mieux comprendre la dynamique des épidémies, parce que ç'a un impact à la fois pour l'approvisionnement et les emplois, a résumé Hubert Morin. Aussi, l'épinette est l'espèce qu'on exploite le plus, donc sa croissance est essentielle à savoir ce qui va arriver, le tout en lien avec les changements climatiques.»

La région au coeur d'une épidémie

Le Saguenay-Lac-Saint Jean est présentement en plein coeur d'une épidémie de la tordeuse des bourgeons de l'épinette. Tout ce qui est situé au nord du lac Saint-Jean, en bas du 50e parallèle, y est touché. Le Saguenay-Lac-Saint-Jean est la deuxième région la plus touchée, derrière la Côte-Nord.

Professeur et chercheur au Département des sciences fondamentales de l'UQAC, Hubert Morin a fait savoir que les épidémies sont un phénomène récurrent. La dernière, qui remonte aux années 1980, avait frappé de plein fouet les forêts d'une bonne partie du Québec.

«Chaque épidémie est différente et on n'a pas eu la capacité d'étudier celles du passé, a soutenu le professeur et chercheur. On ne sait pas trop comment ça se comporte d'une épidémie à l'autre et c'est ce qu'on va essayer de mieux comprendre.»

En ce moment, le sapin baumier et l'épinette blanche sont les deux espèces les plus affectées par la tordeuse des bourgeons de l'épinette. Les changements climatiques pourraient toutefois changer la donne.

«Avec les changements climatiques, on pourrait assister à des déplacements des épidémies davantage dans la zone boréale, a expliqué Hubert Morin. L'espèce de l'épinette noire est plus épargnée parce que le synchronisme entre le développement de la larve et le développement de l'arbre n'est pas très bon. C'est ce qui la protège, mais ça pourrait changer avec les changements climatiques.»

Président et chef de direction de Produits forestiers Résolu, Richard Garneau voit la création de la chaire de recherche d'un très bon oeil. Il croit qu'elle peut être bénéfique pour l'industrie forestière, laquelle navigue déjà en eaux troubles en raison de tout ce qui touche le bois d'oeuvre.

«Au fil des ans, il y a eu beaucoup de découvertes grâce à l'observation du domaine forestier, a réagi le dirigeant. Je crois que c'est une obligation d'apporter son aide au profit de l'industrie.»

M. Garneau a profité de la tribune pour faire état de la situation qui touche présentement la forêt québécoise laquelle, à ses yeux, a été délaissée par le gouvernement québécois dans les dernières années.

«C'est une erreur monumentale d'avoir arrêté d'investir dans la forêt boréale, a martelé Richard Garneau. La chaire va pallier en partie à ce manque et nous sommes contents de pouvoir y contribuer.»

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