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Extension du réseau triphasé à Saint-Ambroise: aucune demande soumise à Hydro-Québec

Le directeur des Ateliers de Fabrication du Saguenay,... (Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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Le directeur des Ateliers de Fabrication du Saguenay, Martin Morel, préfère recourir au soutien de la MRC et de Saint-Ambroise pour parvenir à ses fins.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Hydro-Québec fait preuve d'ouverture pour l'extension du réseau électrique triphasé de 600 volts jusqu'aux Ateliers de Fabrication du Saguenay (AFS) à Saint-Ambroise, sauf qu'elle n'a reçu aucune demande officielle de l'entreprise. Quant à la résolution d'appui adopté par le conseil de Saint-Ambroise le 6 décembre, son libellé sème plutôt la confusion.

Guy Morency, conseiller relations avec le milieu chez Hydro-Québec, explique que lorsqu'une demande d'extension de réseau est déposée auprès de la société d'État, des responsables entrent en contact avec le client en demande avec pour objectif de réaliser une étude préliminaire aux frais d'Hydro-Québec. Une fois cette étape franchie avec l'acceptation du client, une visite sur le terrain est effectuée afin de procéder à l'ingénierie de détail. «C'est à cette étape que l'on regarde quels sont les permis et autorisations qui seront nécessaires auprès des autorités gouvernementales».

Par la suite, une entente est signée afin de définir le partage des coûts préliminaires entre Hydro-Québec et le client. M. Morency ajoute qu'Hydro-Québec n'offre aucune aide financière pour prolonger le réseau sauf qu'il existe des modalités de remboursement sous forme de crédits établis en fonction de la puissance consommée moyenne. Advenant le cas où une autre entreprise s'établit dans le secteur et se branche sur le réseau étendu dans les cinq premières années, la première entreprise en demande (par exemple AFS) aurait droit à des crédits supplémentaires.

Dans le cas d'AFS, M. Morency est formel et assure qu'aucune demande n'a été déposée auprès

d'Hydro-Québec, mais que la résolution d'appui de la municipalité de Saint-Ambroise sème une certaine confusion dans le dossier. Le document, dans ses conclusions, fait part d'un appui à la demande d'AFS et dans un second paragraphe on y lit que la municipalité de Saint-Ambroise demande à Hydro-Québec de prolonger le réseau électrique de 600 volts sur 2,4 km afin de maintenir les activités industrielles de l'entreprise sur le territoire. Le même libellé a été utilisé par la MRC du Fjord-du-Saguenay. S'il s'avérait que la MRC et Saint-Ambroise sont les demandeurs, cela signifierait qu'elles devraient assumer la facture du prolongement du réseau.

Interrogé sur le sens à donner à la résolution adoptée par Saint-Ambroise, le maire Dino Lapointe affirme qu'il s'agit d'un appui donné à AFS. Il n'est pas de l'intention de la municipalité de faire la demande d'extension du réseau à la place de l'entreprise et ainsi faire assumer les coûts d'implantation par l'ensemble des contribuables. M. Lapointe trouve illogique que le réseau 600 volts ne puisse être disponible le long de la route régionale pour AFS, mais qu'il soit disponible sur les chemins 4 et 5 de la municipalité de Bégin.

«On sait que ça coûte cher de prolonger le réseau, mais AFS souhaite investir. C'est un appui politique que l'on a fait à AFS. C'est une entreprise qui a fait ses preuves et on a décidé de l'appuyer», conclut M. Lapointe.

Du côté d'AFS, le directeur, Martin Morel, confirme qu'aucune demande d'extension n'a été déposée auprès d'Hydro-Québec. La raison est que l'entreprise préfère recourir au soutien de la MRC et de Saint-Ambroise pour parvenir à ses fins.

Par ailleurs, M. Morel a tenu à rectifier le tir concernant les déclarations qu'il a faites samedi dans Le Quotidien concernant l'absence de subventions provenant des gouvernements supérieurs. Il a précisé que des contributions financières importantes avaient été apportées par Emploi Québec via un programme d'aide à la relève pour l'embauche d'un nouveau directeur général.

M. Morel a indiqué qu'aucun client n'avait été perdu parce que l'entreprise n'avait pas un seuil d'automatisation jugé suffisamment élevé, mais que des mandats avaient échappé à l'entreprise.

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