Incendie du Théâtre à Bout Portant: huit ans de travail envolés

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Dimanche, il ne restait plus qu'un tas de débris du grand bâtiment du centre communautaire Saint-Marc de La Baie, propriété de Saguenay, qui abritait le Théâtre à Bout Portant ainsi que plusieurs organismes communautaires.

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L'incendie du centre communautaire Saint-Marc, à La Baie, a détruit huit ans de travail du Théâtre à Bout Portant, emportant avec lui les décors, costumes et accessoires conçus par ses artisans. La directrice générale et artistique de l'organisme, Vicky Côté, compte maintenant sur le soutien financier de la population pour assurer la survie du théâtre qu'elle a fondé.

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La directrice générale et artistique du Théâtre à Bout Portant, Vicky Côté.

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«C'est huit ans de travail. C'est dur de trouver les mots», a laissé tomber avec émotion Vicky Côté, lorsque rencontrée par Le Quotidien, en marge d'une réunion d'urgence du conseil d'administration du théâtre tenue au Café Summum, dimanche en début d'après-midi.

La Baieriveraine s'est rapidement déplacée sur les lieux de l'incendie, samedi matin, où elle a passé une partie de la journée, consternée de voir ses créations artistiques et celles de ses collaborateurs s'envoler en fumée sous ses yeux.

Sous le choc, les yeux hagards, elle nous raconte avoir passé depuis le plus clair de son temps, au travers d'une nuit blanche, à tenter de dresser la liste des objets et costumes nécessaires pour remonter certaines pièces.

C'est que la totalité du matériel artistique et technique des spectacles montés par le Théâtre à Bout Portant se trouvait dans les locaux de l'organisme, situés au deuxième étage de l'édifice de la rue Saint-Marc.

Le local, de la grandeur d'une salle de classe, servait aussi de bureau, de lieu de création et de local de répétition pour les artistes. L'organisme culturel, qui se produit à travers la province, mais aussi à l'international, y était installé depuis environ trois ans.

Des biens non assurables

Le Théâtre à Bout Portant avait seulement souscrit à une assurance responsabilité civile, puisqu'il est difficile, voire impossible, d'évaluer la valeur marchande des décors, accessoires et costumes conçus, dans lesquels de nombreuses heures de travail ont été investies.

«C'est dur à évaluer, c'est quelque chose qui est fabriqué par des artistes, à exemplaire unique. Ce ne sont pas des choses qui se rachètent. Ce n'est pas monnayable», a souligné Mme Côté.

Celle qui est la seule employée permanente du théâtre, les autres artistes et collaborateurs étant à contrats, tente maintenant d'établir des priorités pour respecter les engagements pris dans les prochains mois.

La pièce Strict Minimum, qui doit être présentée en mars dans le Bas-Saint-Laurent, au Théâtre du Bic, apparaît au haut de la liste. Le théâtre espère aussi être prêt en vue d'une résidence prévue le même mois.

Vague de générosité

La directrice et responsable artistique a été touchée par l'élan de générosité de la population. Plusieurs personnes ont contacté l'organisme pour faire un don ou savoir comment lui venir en aide.

«Un comité de financement et un comité matériel ont été lancés pour répondre aux besoins urgents. Un comité pour un spectacle-bénéfice devrait aussi être mis sur pied bientôt. On espère que le spectacle pourra se tenir rapidement», a commenté la présidente du conseil d'administration du théâtre, Louise Boudreault, qui a aussi lancé la page Facebook «Théâtre à Bout Portant. Mobilisation».

Pour faire un don en ligne par compte bancaire, via un virement Interac, l'adresse courriel tabpcommunication@gmail.com doit être inscrite, ainsi que «Vicky» en réponse à la question posée, «Prénom». Un chèque peut aussi être envoyé à l'organisme (772 rue Notre-Dame, La Baie, G7B 2T9).

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La directrice générale et artistique du Théâtre à Bout Portant était encore sous le choc, au lendemain de la perte de tous les décors, costumes, accessoires et du matériel technique des spectacles montés depuis huit ans.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

Un enquêteur sur place lundi

Un enquêteur de la Sécurité incendie de Saguenay se rendra lundi sur les lieux du brasier qui a détruit le centre communautaire Saint-Marc de La Baie pour tenter d'en déterminer les causes.

Dimanche, il ne restait plus qu'un tas de débris du grand bâtiment du 1652 rue Saint-Marc, propriété de Saguenay, qui abritait plusieurs organismes communautaires, dont la Bambinerie du fjord, l'AFÉAS et la Société Saint-Vincent de Paul.

Les pompiers de Saguenay sont retournés sur les lieux en matinée, dimanche, puisque de la fumée s'échappait des débris, a mentionné le chef aux opérations Pierre Chouinard.

Vicky Côté, directrice générale et artistique du Théâtre à Bout Portant, a indiqué pour sa part qu'elle avait été informée que les représentants de Saguenay devaient tenir une réunion lundi en vue de la relocalisation des organismes.

L'organisme communautaire la Bambinerie du fjord, qui offre notamment un service de halte-garderie accueillant une trentaine d'enfants chaque semaine, espère reprendre ses activités dès qu'un nouveau local sera attribué.

«Notre but à court terme est d'être semi-opérationnels mercredi pour les services que nous offrons au Bas-Saguenay», a mentionné Richard Perron, codirecteur de la Bambinerie. Plusieurs personnes ont aussi contacté l'organisme pour faire des dons de jouets et de matériel éducatif.

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