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Les syndiqués du STEEN entérinent l'embauche de leur ancien vice-président

Les dirigeants du STEEN avaient convoqué cette assemblée... (Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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Les dirigeants du STEEN avaient convoqué cette assemblée pour faire le point sur la décision de l'arbitre.

Le Quotidien, Gimmy Desbiens

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Les membres du Syndicat des travailleurs d'Énergie Électrique Nord (STEEN) ont voté à l'unanimité, jeudi soir, en faveur de l'embauche de l'ancien vice-président Mario Jean au poste de permanent syndical local. Le congédiement de ce militant par Rio Tinto avait été confirmé, mardi, dans une décision de l'arbitre de grief, Me Joëlle Lemieux.

Les dirigeants du STEEN, affilié au Syndicat canadien de la fonction publique, avaient convoqué cette assemblée pour faire le point sur la décision de l'arbitre. L'autre sujet inscrit à l'ordre du jour consistait à l'embauche par le syndicat d'un permanent local, en la personne de l'ex-vice-président Mario Jean.

«Il n'y a pas eu un seul rejet de bulletin de vote ou autre et nous avions une très bonne participation pour un jeudi soir. Pour nos membres, ça représente une cotisation syndicale de 10$ par semaine. C'est un message clair et aussi un geste posé pour supporter notre organisation syndicale», a déclaré au Quotidien le président Patrice Girard à la fin de l'assemblée.

Jusqu'en 2014, le STEEN fonctionnait à partir d'une banque de libérations qui lui permettait de dégager le président et un membre de l'exécutif. Depuis, Rio Tinto a décidé d'appliquer la convention collective et n'autorise qu'une seule libération syndicale.

Le leader syndical affirme que les relations de travail avec Rio Tinto ne sont pas faciles. Il croit donc nécessaire de pouvoir compter sur un support pour donner les services aux membres dans un contexte où l'employeur ne fait pas de cadeau aux syndiqués.

Patrice Girard résume assez simplement la décision de l'arbitre. «Ou l'arbitre croyait notre version ou ne la croyait pas. Sa décision est pratiquement le plaidoyer de l'employeur. Elle n'a jamais cru notre version. C'est une plaisanterie qui a pris des proportions démesurées.»

L'affaire a pratiquement mis trois ans à franchir toutes les étapes de l'arbitrage. Patrice Girard confirme que ce fut une période difficile pour Mario Jean qui devait vivre avec cette menace en permanence.

Il faut rappeler que Rio Tinto a procédé au congédiement du vice-président du STEEN-SCFP le 23 avril 2014. Ce congédiement est survenu au terme d'une enquête par laquelle l'employeur a démontré que Mario Jean avait procédé à la création d'une fausse lettre émanant de la direction du service le 6 février 2014. Le document faisait état de l'abolition d'un certain nombre de postes de cadres au sein de la division électrique.

Tout portait à croire qu'il s'agissait d'une vraie communication de la compagnie puisqu'elle portait la signature du directeur de l'usine. Dans sa décision, l'arbitre en arrive à la conclusion que le syndicaliste a effectivement posé des gestes qui ont eu pour effet de rompre définitivement et irrémédiablement le lien de confiance avec l'employeur.

Les membres du syndicat avaient accepté en assemblée générale, quelques jours après le congédiement d'avril 2014, de soutenir financièrement le vice-président ainsi que le président Pierre Simard qui faisait face à d'autres griefs de la part de Rio Tinto. Depuis, Pierre Simard a accepté un départ volontaire dans le cadre d'une entente confidentielle alors que Mario Jean a choisi de mener la bataille par la procédure de grief.

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