Des cartes de Noël pour promouvoir le maraudage

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Les grandes organisations syndicales qui représentent les employés du réseau de la santé et des services sociaux ont mis à profit la période des Fêtes. Elles ont souligné leur présence en vue du vote sur le regroupement des accréditations syndicales sur la base de la nouvelle structure des centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux, lesquels regrouperont chacun quatre grands syndicats à compter du mois de mars.

La campagne de maraudage, déclenchée avec l'adoption de la loi 30 par le gouvernement du Québec, touche pas moins de 10 000 personnes réparties dans les différentes catégories d'employés des hôpitaux et autres composantes du réseau régional. Les syndicats ont profité de la période des Fêtes pour faire parvenir à tous les employés du réseau des cartes de Noël et autres documents pour signifier que le vote tenu par le Tribunal administratif du travail débutera avec l'envoi par courrier des bulletins à compter du 27 janvier.

La CSN, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) et le Syndicat des intervenants et intervenantes en santé du Nord-Est québécois (SIISNEQ-CSQ) ont expédié des documents sous forme de cartes de Noël pour sensibiliser le personnel des établissements à la qualité de leur service. La loi obligeait l'employeur à fournir à chacune des organisations syndicales se qualifiant pour représenter l'une des quatre catégories d'emplois les adresses personnelles des employés afin de faciliter les communications.

«La FIQ mène toujours la même campagne. Nous proposons aux gens les services que nous offrons. La CSN et le SIISNEQ mènent des campagnes différentes et critiquent les autres. Ce n'est pas notre stratégie et nous évitons d'inonder les gens de documents à la maison», a déclaré au Quotidien la porte-parole régionale de la FIQ et présidente du syndicat de l'hôpital de Chicoutimi, Martine Côté.

Dans cette campagne qui concerne les employés de catégorie 1, la FIQ part avec une longueur d'avance puisqu'elle représente plus ou moins 2600 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes sur les 3200 que compte le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le SIISNEQ, affilié à la CSQ, représente quant à lui 560 membres répartis entre l'hôpital de Jonquière et le centre jeunesse. La CSN en compte pour sa part 160 à La Baie et a donc le droit de participer au vote.

La présidente du SIISNEQ, Nathalie Savard, juge quant à elle que le personnel est intéressé par cette campagne de maraudage et que les gens veulent avoir de l'information. Il y a surtout de l'intérêt pour «l'après-vote», alors que les syndicats devront mener la négociation locale. «Nous avons une bonne expérience de ce côté puisque c'est ce que nous avons fait dans la région de la Baie-James», insiste la présidente Nathalie Savard.

La CSN n'abandonne pas l'idée de faire une percée au sein de la catégorie 1. Gaston Langevin, vice-président régional de la FSSS-CSN, affirme que les militants écoutent les doléances des collègues. La centrale a cependant un objectif bien identifié qui est de réussir à s'imposer au sein de la catégorie 4 regroupant les professionnels (ergothérapeutes, travailleurs sociaux, techniciennes de laboratoire...).

En ce moment, les 1700 professionnels des hôpitaux de la région sont représentés par l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTSQ). La CSN, de son côté, représente les 700 professionnels qui étaient intégrés dans les structures de l'ancienne agence de la santé, le CRDP et le Centre jeunesse. La CSN présente cette fois la création d'un syndicat professionnel au lieu d'un syndicat sur une base industrielle comme en 2005. Dans la région, l'APTSQ a surtout été identifée à la lutte pour contrer la centralisation des tests au laboratoire de l'hôpital de Chicoutimi.

La CSN affronte d'autre part la CSQ pour la classe 3 qui comprend le personnel administratif. La CSN représente en ce moment 1100 salariés de cette catégorie contre 180 à la CSQ regroupés dans un seul syndicat à l'hôpital de Jonquière.

Finalement, les 2700 travailleurs de la classe 2, qui comprend les préposés aux bénéficiaires, le personnel d'entretien, des cuisines et de la buanderie, n'auront pas à se prononcer. Ce groupe est syndiqué à la CSN dans tous les établissements de la région.

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