Drame évité: une fillette sauvée de la noyade

Marjorie Lapierre, Audrey-Ann Bouchard et Ève Potvin sont... (Photo Le Quotidien, Louis Potvin)

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Marjorie Lapierre, Audrey-Ann Bouchard et Ève Potvin sont très fières que leur intervention ait permis de sauver la vie d'une fillette de Normandin.

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Louis Potvin
Le Quotidien

La rapidité d'intervention et le professionnalisme de trois sauveteuses de la ville de Saint-Félicien ont récemment permis de réanimer une fillette qui se noyait.

« Je suis vraiment fière de nous ! On n'a pas paniqué. On savait qu'on était capables de la sauver. On ne pense pas que ça peut nous arriver un jour, mais on applique ce que nous avons appris dans nos cours du mieux que l'on peut », raconte, une semaine après les événements, Audrey-Ann Bouchard.

Le vendredi 9 décembre, un groupe scolaire de Normandin se présente à la piscine du Cégep de Saint-Félicien. Il y a 46 élèves âgées de 5 à 8 ans. Vers 14 h 30, Marjorie Lapierre, qui scrute la piscine du haut du mirador, voit une jeune fille de 7 ans qui semble s'amuser au fond de l'eau, car d'autres amis sont près d'elles. Elle compte les secondes comme le veulent les directives. « Je la surveille et je me dis que ce n'est pas normal et là je la vois couler au fond, je crie immédiatement à Audrey-Ann pour lui dire », raconte-t-elle.

Audrey-Ann aperçoit le corps submergé et plonge sans attendre. Au même moment, Ève Potvin évacue les jeunes de la piscine et les regroupe dans un coin. « Ça s'est fait tellement vite, j'ai senti qu'elle était toute molle et vu qu'elle avait les lèvres noires. Je l'ai amenée sur le bord de la piscine pour que Marjorie la sorte de l'eau. »

Marjorie vérifie si la jeune respire. Elle n'émet pas un souffle. « J'ai sorti mon masque de poche et je lui ai fait deux ventilations. J'ai senti que son souffle reprenait. Je lui ai ensuite fait des massages. Elle a ouvert les yeux et a craché de l'eau. Je l'ai placée par la suite sur le côté. Je savais qu'elle était sauvée », relate-t-elle encore imprégnée par l'émotion.

Évidemment, une certaine panique a été perceptible sur le bord de la piscine. Ève tentait de faire chanter les enfants pendant que les éducatrices pleuraient, persuadées que l'enfant était morte. Heureusement que la fillette a été secourue rapidement, car dans ces cas chaque seconde compte. De plus, les chances de réanimation ne sont pas très élevées, mais plus favorables chez les jeunes, ont informé les filles.

Pas des héroïnes

Les trois jeunes ne se considèrent pas comme des héroïnes, mais seulement des sauveteuses qui ont fait leur boulot. « On suit une bonne formation et on pratique beaucoup et on fait des simulations. On trouvait même qu'on en fait trop. Eh bien, on avait tort ! C'est grâce à notre formation qu'on a pu garder notre sang-froid, travailler en équipe, avoir une bonne communication et être efficaces pour sauver l'enfant », souligne avec aplomb Marjorie.

Évidemment, quand la dose d'adrénaline est retombée, il y a eu des pleurs quand les filles ont réalisé ce qui venait de se produire. « Sur le coup, tu ne penses à rien. On l'a réanimée, mais ça aurait pu être le contraire malgré que nous avions fait tout ce qu'il fallait faire. Ç'a joué en notre faveur », affirme Audrey-Ann.

Au même moment où les filles assuraient le sauvetage, un responsable du Cégep a vu la scène des vitres situées à l'étage. Il a alors composé le 911.

Message à la fillette

La fillette de Normandin a été conduite à l'hôpital. Selon la responsable des loisirs de la ville, Suzanne Saint-Laurent, elle n'aurait pas de séquelle.

Les trois sauveteuses tenaient à lui faire un message. « Il ne faut pas que tu restes traumatisée par ça. Il faut que tu reviennes nager et pratiquer ce magnifique sport. »

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