Serge Beauchemin: de la verve et du feu

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L'homme d'affaires et vedette de l'émission de télévision Dans l'oeil du dragon, Serge Beauchemin, a livré deux conférences aux élèves du Centre de formation professionnelle de Jonquière mercredi.

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Au milieu des années 60, à Longueuil, une femme de 22 ans est devenue monoparentale alors qu'elle était enceinte de son troisième enfant. Son mari venant tout juste de la plaquer, elle se retrouvait chef de famille et criblée de dettes. À une époque où l'avortement n'était pas légal, elle a tout fait pour interrompre sa grossesse. Tout cela s'est avéré vain et en 1965, cette femme a donné naissance à Serge Beauchemin.

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Les éléves du Centre de formation professionnelle de Jonquière étaient bien attentifs pour la conférence de Serge Beauchemin.

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Mercredi matin, les étudiants du Centre de formation professionnelle (CFP) de Jonquière qui ne connaissaient pas le personnage ont eu droit à un cadeau d'avant Noël. Non seulement plusieurs membres de l'auditoire ont appris que l'homme est aussi une vedette du petit écran, lui qui agit comme un des investisseurs à l'émission Dans l'oeil du dragon, les jeunes ont eu droit à une bonne dose de motivation et à une grande leçon de vie.

Il y a un parallèle à faire entre la détermination à vivre de Serge Beauchemin et celle dont il a fait preuve pour devenir un richissime entrepreneur. Puisqu'il a longuement été question de sa mère pendant la conférence, celui qui a cofondé l'entreprise informatique 3-Soft avec deux copains a tenu à préciser qu'elle l'adorait et que le sentiment était réciproque.

«Elle s'est dit que j'étais un cadeau de Dieu et qu'elle allait s'occuper de ce petit bonhomme-là», a-t-il mis en contexte.

Une verve endiablée

Les jeunes à qui l'on avait dit qu'un dragon monterait sur scène ce jour-là, mais qui ne savaient pas du tout pourquoi le conférencier était affublé d'un tel quolibet, ont été surpris de voir un type de 5 pieds 5 pouces aux allures d'artiste fouler les planches de l'auditorium de la polyvalente Jonquière. Les élèves se sont vite rendu compte que le fabuleux animal cracheur de feu et Serge Beauchemin ont certains traits communs. Le fougueux entrepreneur carbure à l'adrénaline et a indubitablement le feu sacré. Il a de la verve aussi, beaucoup de verve, et une impressionnante force de caractère qui fait de lui l'incarnation même du proverbe chinois voulant qu'un voyage de mille lieues commence par un petit pas. Il a d'ailleurs utilisé l'adage pour illustrer son propos.

La mère de Beauchemin a cumulé les boulots et a travaillé sept jours sur sept toute sa vie pour subvenir aux besoins de ses enfants.

«Je n'ai pas eu une enfance très simple et je pourrais dire qu'elle a été assez ''flyée''. Ma mère a travaillé très fort toute sa vie et je me suis dit que la famille, c'est sacré. C'était clair que dans ma vie, l'argent ne serait jamais un problème et que jamais ma femme ne mangerait de la merde comme ma mère l'a fait», a-t-il candidement exprimé.

Il rêvait de faire du théâtre

Le jeune Serge Beauchemin aimait le théâtre et l'improvisation. Il pensait qu'en devenant acteur, il ferait beaucoup d'argent. Quand il a posé la question à Germain Houde, le comédien a répondu que le jeu, c'est une histoire de coeur et non de dollars.

Pendant près d'une heure trente mercredi matin, Serge Beauchemin a relaté les hauts et les bas de son parcours entrepreneurial de façon colorée et très intense. Il a livré deux conférences dans la même journée. Il a expliqué comment, avec 40$ dans ses poches, il a fondé, en compagnie de deux copains, l'entreprise de logiciels qui l'a rendu très riche. En plus d'être un homme d'affaires accompli, Beauchemin est fin conteur.

Il relate son parcours de façon palpitante et ne lésine pas sur les anecdotes et les rebondissements. Son histoire, quasi romanesque, est celle de l'«underdog», celui qui encaisse les coups, qui tombe à genoux, mais qui se relève toujours et s'en tire à force de détermination. Les embûches, les échecs, les manigances, la persévérance, le découragement, les succès : Serge Beauchemin a passé les moments phares de sa carrière au peigne fin. Issu d'un milieu modeste, le papa de deux garçons de 22 et 24 ans s'est exprimé dans un langage authentique, comme celui qui anime ses conversations à la maison. Son auditoire a visiblement apprécié, à en voir les jeunes faire la file pour lui serrer la pince après la conférence.

L'amour de la scène

Devenu indépendant financièrement à 40 ans en vendant son entreprise, Serge Beauchemin a aujourd'hui les moyens d'embrasser sa passion intrinsèque : la scène. En prononçant plusieurs conférences par année, le dragon redevient le «ti-cul» de 10 ans qui rêve de faire du théâtre et qui se sent littéralement soufflé par la puissance grisante des planches.

Fan de CACAO

Serge Beauchemin a invité les étudiants à mettre les rêves au coeur de leur existence. L'amoureux de chocolat a terminé son allocution sur une note sucrée en dressant la liste des cinq ingrédients selon lui «essentiels pour avoir une vie extraordinaire» : croire, agir, contribuer, apprendre et oser... dont l'acronyme est CACAO.

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