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Fille renversée au McDo: Jean-Christophe Pedneault-Bolduc  risque neuf mois

Jean-Christophe Pedneault-Bolduc... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Jean-Christophe Pedneault-Bolduc

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Jean-Christophe Pedneault-Bolduc, qui a renversé une jeune femme avec sa voiture sur le stationnement du restaurant McDonald's à Chicoutimi, pourrait se retrouver sous les verrous pour une période globale de neuf mois. À moins que le tribunal ne retienne la sentence suspendue soumise par la défense.

Le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec, a entendu, jeudi, les représentations sur sentence pour le dossier du jeune homme de 22 ans.

Le 21 août 2014, Pedneault-Bolduc a eu une altercation avec une jeune fille au restaurant. Après avoir essuyé des propos désobligeants, l'accusé a répliqué en lançant le contenu de son verre au visage de la jeune femme.

Voulant quitter les lieux, Pedneault-Bolduc a été suivi par sa victime, qui lui a asséné un coup de poing. L'accusé, alors âgé de 20 ans, s'est dirigé vers sa voiture et a démarré en trombe du stationnement. C'est à ce moment que la victime est sortie.

Voyant le véhicule arriver, la jeune femme a fait un pas de recul au moment où Pedneault-Bolduc changeait de direction. Il l'a heurtée solidement et l'a projetée dans les airs.

Il a été accusé de conduite dangereuse causant des lésions.

Me Mélanie Renaud, en défense, n'a pas cherché à peindre le portrait d'un jeune homme parfait. Elle a parlé d'un individu qui avait eu une enfance difficile, qui avait consommé de la marijuana, de l'ecstasy, de la cocaïne et des stéroïdes. L'avocate a rappelé que son client a besoin d'aide et qu'il doit suivre une thérapie pour venir à bout de ses problématiques, notamment sur la gestion de la colère.

Me Renaud a souligné que son client veut se reprendre en main, qu'il a terminé son secondaire V et qu'il se prépare à suivre un cours de cuisine.

«Le soir des événements, il a eu un moment de distraction. Mon client a passé un total de 14 jours en détention (x 0,5=21 jours), a vécu les impacts médiatiques de cette affaire et a été expulsé de son équipe de hockey en raison des accusations», note la défense.

«Monsieur est prêt à prendre la part de responsabilités qui lui revient et il se soucie des impacts pour la victime. Ce n'est pas vrai qu'il n'a pas de remords. Il en a et il regrette ce qui s'est passé.»

L'avocate en défense demande une sentence suspendue ou une peine, au pire, de détention de façon discontinue.

Pour sa part, Me Jean-Sébastien Lebel a fait valoir que le tribunal ne devrait pas tenir compte du rapport de l'experte de la défense, Marie-Pierre Houde, car celle-ci a amené de nombreuses inexactitudes dans son document.

«Ce rapport ne doit surtout pas miner les deux rapports des agents de probation. Surtout que les conclusions de Mme Houde ont été contestées devant les tribunaux et certains juges ne les ont même pas retenues. Il serait donc périlleux d'accorder un quelconque poids à son rapport», note Me Lebel.

Ce dernier ne dit pas que Pedneault-Bolduc a volontairement heurté sa victime, estimant que le geste s'apparente davantage à un cas de rage au volant. Malgré tout, la victime a subi des préjudices esthétiques permanents, a souffert, a eu des douleurs et est devenue plus fragile.

Me Lebel a rappelé que l'accusé possède des antécédents judiciaires et qu'il a commis quelques bris de remise en liberté, notamment lorsqu'il a publié une vidéo sur Facebook pour rejeter la responsabilité sur la victime.

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