BlackRock: un milliard$ et 500 emplois

Ghislain Harvey et le maire Jean Tremblay entourent... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Ghislain Harvey et le maire Jean Tremblay entourent le président de la société minière Métaux BlackRock, Jean Rainville.

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La société minière Métaux BlackRock espère une aide financière de 100 à 150 millions$ du gouvernement du Québec. Une telle participation représenterait un signal clair pour les autres grands investisseurs miniers que le projet combiné de mine à Chibougamau et d'usine de traitement sur le site du terminal de Grande-Anse a des chances de se concrétiser.

Le président de la minière, Jean Rainville, flanqué du maire de Saguenay, Jean Tremblay, et du président de l'Administration portuaire, Ghislain Harvey, également patron de Promotion Saguenay, ont tenu un point de presse, mardi, pour dévoiler certaines informations en lien avec ce projet. Il s'agit d'un investissement global d'un milliard$ (mine et usine) qui va générer 500 emplois directs (200 à la mine et 300 en usine).

«Ça prendrait une aide financière de 100 à 150 M$ du gouvernement. Un montant de 100 M$ donnerait un bon signal aux investisseurs», a indiqué au Quotidien le président de la société minière qui n'est pas cotée en bourse.

L'entreprise débute une série de consultations auprès de la population afin de préparer le terrain en vue de soumettre son projet d'usine au processus d'évaluation environnementale du gouvernement du Québec. Une étude d'impact est en cours et fera l'objet d'une évaluation afin d'obtenir les certificats d'autorisation.

Mardi, les représentants de l'entreprise ont été vagues sur les détails techniques du projet. Il est question de transformer à Saguenay 800 000 tonnes métriques de concentrés provenant du gisement de BlackRock et acheminés par train. Une partie de ce concentré est de la fonte destinée aux fonderies. Jean Rainville a indiqué qu'il y avait un potentiel de l'ordre de 2500 fonderies en Amérique du Nord à approvisionner pour ce produit.

Le traitement de la fonte permettra d'en extraire le vanadium contenu dans le concentré. Il s'agit d'un sous-produit dont la valeur est intéressante.

Les conseillers municipaux de Saguenay vont se prononcer lors d'une prochaine séance du conseil sur un congé de taxes qui n'a pas été précisé ainsi que sur le financement d'infrastructures dont le coût sera connu au moment où le conseil votera sur l'aide financière.

La construction de cette usine nécessitera l'implantation d'une nouvelle ligne électrique ainsi que d'une conduite de gaz naturel. Il est aussi possible que Saguenay soit dans l'obligation de construire une nouvelle conduite d'eau. Le procédé minier nécessite des quantités astronomiques d'eau pour les différentes phases de traitement du concentré de minerai. C'est possiblement dans ces trois infrastructures que Saguenay devra investir.

Le site retenu pour aménager l'usine est situé dans la zone industrielle du terminal de Grande-Anse, à «sept kilomètres des premières maisons», a souligné Jean Tremblay. Le maire et le patron de Promotion Saguenay ont attiré l'attention sur la décision de métaux BlackRock de choisir Saguenay en raison du lien ferroviaire qui permet de transporter le concentré de minerai jusqu'à quelques centaines de mètres du terminal de transport maritime.

Ghislain Harvey a de son côté mentionné que le projet entre dans la Stratégie maritime du gouvernement du Québec et qu'il sera possiblement le premier projet structurant de cette stratégie. À ce titre, il est assuré que Saguenay demandera au gouvernement du Québec d'investir dans le projet.

Le gisement de fer de Chibougamau en ce moment détenu par Métaux BlackRock est connu depuis la fin des années 1950 et n'a jamais trouvé preneur.

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