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Médiateur au cours d'une intervention policière: pas une première pour Me Cantin

Charles Cantin... (Archives Le Quotidien)

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Charles Cantin

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Patricia Rainville
Le Quotidien

Il est plutôt rare pour un criminaliste d'intervenir au cours d'une opération policière. Ce n'était toutefois pas la première fois pour Me Charles Cantin qui a été appelé à jouer le rôle de médiateur, dimanche soir, à Jonquière, alors que son client Jonathan Côté refusait de se rendre aux autorités.

Dimanche vers 17h, le criminaliste a reçu un appel des policiers de Saguenay. Son client s'était enfermé chez sa mère, sur la rue Saint-Eugène, et refusait de sortir (voir autre texte sur Jonathan Côté). Aussitôt, l'avocat a accepté de se rendre sur place, afin de jouer le rôle de médiateur. Son intervention aura été salutaire, puisqu'après être rentré dans le domicile, l'individu a accepté de suivre les agents au poste.

«Ce qui est spécial, c'est que j'ai eu la demande des policiers, mais aussi de mon client. Lorsque je fais ce genre d'intervention, je le fais uniquement dans l'intérêt de mes clients. Je ne négocierais pas pour la police. Dimanche, je savais que je pouvais l'aider», a expliqué Me Cantin, lors d'un entretien accordé au Quotidien. Il n'a d'ailleurs pas craint pour sa sécurité et se réjouit de la tournure des événements. «Il n'y a pas eu de violence», a-t-il précisé.

Événements marquants

Me Cantin se remémore d'autres événements du genre, qui ont marqué sa carrière. Il y a une vingtaine d'années, les policiers avaient demandé son aide, via les journaux, afin de retracer l'arme égarée d'un agent. «Il y avait eu une bagarre dans un bar de Jonquière entre un de mes clients et un policier de l'extérieur de la région qui n'était pas en service. Durant la bagarre, l'arme du policier a été égarée et les agents qui ont mené l'enquête par la suite croyaient qu'elle avait été volée par mon client. Ils avaient fait passer une annonce dans le journal avec ma photo et l'inscription ''Me Cantin peut nous aider''!», raconte le criminaliste. Finalement, l'arme n'avait pas été retrouvée, croit se souvenir Me Cantin.

Des clients qui se sont livrés à lui plutôt qu'à la police, l'avocat en a vu plusieurs.

«Je me souviens d'un gars qui était le troisième suspect dans une histoire de vol qualifié. Les deux autres avaient été arrêtés, mais il y avait eu une chasse à l'homme pour mon client. Finalement, il était venu me voir au palais de justice pour que je sois avec lui lorsqu'il se livrerait. Des cas comme ça, c'est arrivé assez souvent», raconte-t-il.

C'est d'ailleurs en sa compagnie que Gérald Patoine, qui purge actuellement une peine à perpétuité pour un double meurtre commis en 2004, est allé rencontrer les policiers. Celui qui avait tué une femme et un homme s'était rendu au palais de justice pour y rencontrer Charles Cantin et c'est ensemble qu'ils s'étaient déplacés au poste.

«Je suis déjà rentré dans des postes de police pour calmer des clients en colère également. Je n'ai jamais vraiment eu peur, mais c'est parfois un peu plus spécial!», avoue le criminaliste.

Me Charles Cantin interviendrait-il si son client Marc-Étienne Côté, cet homme recherché pour le meurtre d'Israël Gauthier-Nepton commis en novembre à Jonquière, le contactait?

«Oui, pourquoi pas? Je le répète, j'interviens dans l'intérêt de mes clients. Si je peux éviter que ça se termine mal, je vais le faire», a affirmé le criminaliste.

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