Dix chefs pour le frère du présumé meurtrier Côté

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Le Jonquiérois Jonathan Côté fait face à 10 chefs d'accusation, dont deux pour des menaces de mort, deux autres pour des voies de fait et un autre pour avoir séquestré une personne. Les événements sont survenus dimanche sur la rue Saint-Eugène, à Jonquière.

L'individu de 39 ans, qui est le frère de Marc-Étienne Côté, recherché pour le meurtre d'Israël Gauthier-Nepton, a comparu lundi matin au Palais de justice de Chicoutimi devant le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec. Le procureur de la Couronne, Me Sébastien Vallée, s'est opposé à la remise en liberté de l'homme qui possède des antécédents judiciaires en matière de violence.

Me Vallée a déposé les actes d'accusation, qui incluent aussi deux bris de probation, deux bris de promesses faites à un juge de paix et d'avoir agi pour harceler une personne.

«Nous nous opposons à la remise en liberté en raison des risques de récidive, car l'individu est sous le coup de diverses conditions de liberté», a noté le représentant du Directeur des poursuites criminelles et pénales.

Dimanche, la mère de Côté a communiqué avec les policiers de la Sécurité publique de Saguenay pour leur dire qu'il s'était montré agressif envers elle durant la nuit précédente. Elle avait réussi à quitter sa résidence en matinée, mais craignait d'y retourner.

Lorsque les agents sont arrivés sur les lieux, le suspect n'a pas voulu se rendre. Ils ont fait appel à son avocat, Me Charles Cantin, afin qu'ils puissent discuter. Le criminaliste s'y est rendu et est même entré dans le logement où se trouvait Côté afin de le convaincre de se rendre aux policiers.

«Il est très affecté par la situation. On le comprend surtout que son frère est recherché pour meurtre. Il a beaucoup de pression. Il a été rencontré plusieurs fois par les policiers. Ça doit avoir joué comme toile de fond (à la chicane familiale)», croit Me Julien Boulianne, qui a comparu au nom de son collègue Charles Cantin.

«L'intervention de Me Cantin a fait la différence. C'est une décision des policiers que je félicite d'ailleurs. Il est rare que nous soyons autorisés à intervenir pour des questions de sécurité. Cette fois-ci, cette autorisation a permis de dénouer la situation sans effusion de sang. Je ne suis pas content que Jonathan comparaisse, mais content qu'il soit en vie», ajoute Me Boulianne.

Calme et poli

Au moment de sa comparution, Jonathan Côté est apparu comme un homme bien calme et très poli envers le juge Daoust. Il subira son enquête de remise en liberté mercredi.

Jonathan Côté possède quelques antécédents judiciaires. Il est en attente de sentence pour des accusations de harcèlement, de voies de fait et de bris de condition.

Il a déjà été condamné pour des introductions par effraction, des bris de probation, pour possession d'instruments de cambriolage et de vols dans des commerces.

L'homme a aussi fait face à des accusations de voies de fait contre des policiers qui étaient venus l'arrêter chez lui, il y a plusieurs années.

Il a déjà été accusé de menaces envers des membres de sa famille.

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