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Écrasement d'un avion d'Air Saguenay en 2015: des virages serrés seraient en cause

Le dimanche 23 août 2015, l'écrasement du Beaver... (Archives Le Quotidien)

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Le dimanche 23 août 2015, l'écrasement du Beaver piloté par Romain Desrosiers a causé la mort du pilote, d'une touriste française et de quatre touristes britanniques.

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Le Bureau de sécurité des transports du Canada (BST) doit transmettre, au cours des prochaines semaines, le rapport préliminaire de l'écrasement d'avion qui a coûté la vie au pilote Romain Desrosiers ainsi qu'à cinq touristes européens en août 2015, lequel serait survenu alors que l'hydravion effectuait des virages serrés pour permettre aux visiteurs d'observer des animaux au sol.

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D'après les informations qui circulent dans le monde de l'aviation, les inspecteurs du BST du Canada auraient réussi à reconstituer le vol du Beaver à partir du décollage du lac Long jusqu'au moment de l'écrasement, à l'aide du GPS personnel du pilote.

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Le rapport préliminaire sera dans un premier temps remis à l'entreprise Air Saguenay ainsi qu'à la famille du pilote. Après cette transmission, ceux-ci disposeront d'une période de 30 jours pour commenter le document avant de le retourner au BST qui procédera par la suite aux analyses avant le dépôt d'un rapport définitif.

Le dimanche 23 août 2015, Romain Desrosiers fait monter dans son hydravion de type Beaver une touriste française et quatre touristes britanniques. Il s'envole à partir de la base d'hydravion du lac Long qui est aménagé non loin de Tadoussac afin d'effectuer des survols du fleuve pour l'observation aérienne des baleines et autres mammifères marins.

D'après les informations qui circulent dans le monde de l'aviation, les inspecteurs du BST du Canada auraient réussi à reconstituer le vol du Beaver à partir du décollage du lac Long jusqu'au moment de l'écrasement, à l'aide du GPS personnel du pilote. L'appareil confirmerait que le pilote a effectivement effectué le survol de la zone maritime pour l'observation des mammifères marins.

Après le passage au-dessus de la zone maritime, le pilote aurait bifurqué vers la côte nord du fleuve Saint-Laurent pour se diriger vers une zone forestière située au nord des Grandes Bergeronnes. Cette zone était reconnue pour la présence d'animaux comme des ours ou des orignaux que les touristes peuvent observer lorsque l'appareil vole à basse altitude.

L'appareil GPS personnel du pilote a enregistré un tracé en circuit fermé au-dessus d'une zone spécifique. L'hydravion aurait ainsi négocié de façon très serrée les virages de façon à demeurer au-dessus du secteur d'observation. Le tracé du GPS aurait rapporté que l'avion a soudainement perdu très rapidement de l'altitude pour s'écraser au sol. Les informations contenues dans l'appareil concorderaient donc avec ce que les inspecteurs ont observé sur place, puisque les marques dans les arbres et les pales de l'hélice confirment que le moteur de l'avion fonctionnait toujours au moment de l'écrasement qui s'est fait à la verticale.

Manque de vitesse

L'hydravion aurait tout simplement manqué de vitesse en effectuant les virages serrés et a soudainement décroché. Le pilote n'a jamais été en mesure de reprendre le contrôle puisqu'il volait à très basse altitude au moment du décrochage. L'appareil de type Beaver est reconnu pour sa fiabilité, mais doit tout de même être piloté avec beaucoup de précautions dans certaines situations comme les virages serrés.

Joint lundi, le directeur général de la compagnie Air Saguenay, Jean Tremblay, a été très prudent dans ses commentaires. Il a simplement indiqué qu'une mauvaise manoeuvre était à l'origine de l'accident, mais que pour le moment, personne ne connaissait exactement les causes de cette mauvaise manoeuvre ou même si elle a pu être provoquée par un passager du Beaver. Il affirme attendre le rapport préliminaire du BST et la publication officielle du rapport final avant de commenter l'affaire.

Il a confirmé que l'appareil est équipé d'un GPS sans pour autant donner d'information sur le contenu de cet appareil ou même si les enquêteurs avaient été en mesure de récupérer les données. Les informations du Quotidien font état des données du GPS appartenant au pilote.

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