Métaux BlackRock à Grande-Anse: le maire de Chambord déçu

Le maire de Chambord, Gérard Savard, est déçu... (Archives Le Progrès-Dimanche, Gimmy Desbiens)

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Le maire de Chambord, Gérard Savard, est déçu que Métaux BlackRock ait choisi Grande-Anse pour son projet, mais il comprend la décision de la compagnie minière.

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Le maire de Chambord, Gérard Savard, n'est pas surpris de l'annonce de la compagnie minière Métaux BlackRock, qui a choisi le terrain de Grande-Anse pour la construction de son usine de transformation.

Chambord était l'un des quelques sites envisagés par la compagnie. «On a eu une rencontre il y a quelques semaines avec Jean Rainville, le président de BlackRock, et on sentait que leur décision allait aller dans ce sens», raconte M. Savard, joint par Le Progrès-Dimanche en fin d'après-midi samedi.

Même s'il n'est pas pris au dépourvu, le maire de Chambord est tout de même déçu de la décision de la compagnie minière. Toutefois, il comprend la décision de BlackRock. «Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'on avait deux problèmes majeurs. Tout d'abord, il n'y avait pas de consensus territorial. Chacun voulait avoir la compagnie chez eux, alors on n'avait pas de vision territoriale à présenter. Ça n'a pas donné grand-chose au final. Par ailleurs, je crois que la compagnie avait des problèmes avec Hydro-Québec également», explique-t-il.

Par ailleurs, il mentionne que Chambord accueillera deux projets dans les prochaines années. La compagnie Norbord pourrait s'installer dans l'ancienne usine de Panneaux Chambord d'ici 18 à 24 mois, le temps de mettre le bâtiment à neuf. L'entreprise Biomoss pourrait s'installer également dans l'ancienne usine d'Agropur.

Métaux BlackRock a fait l'annonce de son choix vendredi soir, par communiqué de presse. La compagnie compte exploiter le minerai de fer entre Chibougamau et La Doré pour ensuite le transporter à Saguenay.

Un projet encore embryonnaire

Le maire de La Doré, Jacques Asselin, estime que le projet d'usine de transformation de la compagnie minière est encore à un stade embryonnaire, et qu'il n'y a rien de décidé concrètement.

La municipalité avait organisé des rencontres avec Métaux BlackRock il y a près de trois ans pour leur proposer de construire l'usine sur son territoire, mais n'avait pas obtenu de réponse de la part de la compagnie. Elle avait fait valoir sa proximité au site d'exploitation, ce qui réduirait le temps de transport des métaux.

«C'est un projet qui coûte très cher, et je ne crois pas que la compagnie a réussi à récolter tous les capitaux nécessaires. Alors elle va tenter d'amasser de l'argent, mais ça ne devrait pas aboutir avant plusieurs années. Je ne crois pas que tous les éléments du dossier soient réglés non plus», explique le maire.

M. Asselin mentionne que La Doré pourrait éventuellement relancer la compagnie. Toutefois, il ne croit pas que ce soit nécessaire d'y mettre beaucoup d'énergie et de ressources pour le moment.

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