Le court métrage Bonne nuit papa tourné à Jonquière

Le caméraman Claudel Désir, le coréalisateur Alexandre Bélanger,... (Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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Le caméraman Claudel Désir, le coréalisateur Alexandre Bélanger, le comédien Stéphane Plante et le coréalisateur Tony Conte sont les créateurs du court métrage Bonne nuit papa.

Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

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L'été dernier, le Jonquiérois d'origine Stéphane Plante a vécu un «cauchemar», celui de croire sa fille enlevée. Il a décidé de transposer son histoire dans le court métrage autofinancé Bonne nuit papa, qui pourra profiter à la Fondation Cédrika Provencher, et qui est coréalisé par ses amis Alexandre Bélanger et Tony Conte.

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Tony Conte semblait bien à l'aise à diriger les comédiens sur le plateau de tournage.

Le Progrès-Dimanche, Dominique Gobeil

Cette semaine, les trois hommes se sont retrouvés à tourner à Saguenay en pleine nuit, plus particulièrement au Terminus Intercar de Jonquière sur la rue Saint-Hubert. Ils profitaient d'une équipe réduite, avec le caméraman Claudel Désir et des figurants du coin, certains étant des amis ou des membres de la famille. Connu du grand public en 1996 dans Omertà, le comédien Tony Conte semblait très à l'aise pour diriger les autres sur le plateau, plus de trois ans après sa sortie de prison.Bien que l'histoire se passait originalement à Montréal, où vivent tous les créateurs du film, la logistique était beaucoup plus facile dans la région.

«Là-bas, c'était compliqué de louer un terminus. Il y a toujours du monde, notre fenêtre de temps était très réduite. Je voulais vraiment que ça se fasse, et en moins de deux jours, tout était préparé pour le Saguenay», explique Stéphane Plante, qui tient son propre rôle.

Membre de l'Union des artistes, il a suivi une formation comme comédien à l'école Mode é Arto de Québec, mais il s'agit plus d'un à-côté amusant pour cet homme d'affaires. «Je suis libéré financièrement grâce à ma compagnie de produits de santé. J'aime jouer, j'aime produire. Je suis quelqu'un avec du coeur au ventre.»

Stéphane Plante a rencontré Tony Conte un peu par hasard, grâce à un autre ami, il y a environ un an et demi. Avec Alexandre Bélanger, aussi bon devant que derrière la caméra, les trois complices ont déjà monté un projet-pilote, Jour de vampire, qu'on peut voir sur YouTube.

Cette fois, le contenu est un peu plus sérieux. Bonne nuit papa retrace la nuit frénétique de Stéphane Plante alors qu'il attendait sa fille au terminus, sans qu'elle finisse par arriver.

«Est-ce qu'elle a fugué, est-ce qu'elle a été enlevée? Pendant deux heures et demie, j'ai vécu un cauchemar. Ça m'a semblé durer 10 heures tellement c'était long. J'étais comme fou. Ce que les parents de la petite Cédrika ont vécu, toute cette impuissance, je ne veux jamais vivre ça. Ton enfant n'est plus là, tu es seul au monde», raconte le papa, encore chamboulé en se remémorant les évènements.

Le but est de faire du court métrage un outil de sensibilisation, surtout sur l'importance de la communication. Le logo de la Fondation Cédrika Provencher sera affiché et voyagera dans tous les festivals où le film sera présenté dans les prochains mois. L'organisme créé par le grand-père de la jeune disparue, dont les restes ont été découverts il y a près d'un an, a justement une mission de prévention et de soutien aux familles.

Bonne nuit papa aura sûrement des allures bien réelles, alors qu'un policier en congé a même accepté de jouer les fonctions qu'il occupe normalement. Même si l'appel de films pour le festival saguenéen Regard sur le court métrage est terminé, le public pourra peut-être voir l'oeuvre dans la ville où elle a été tournée l'année prochaine.

L'acteur Tony Conte a trouvé son bref passage... (Le Progrès-Dimanche, Dominique Gobeil) - image 2.0

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L'acteur Tony Conte a trouvé son bref passage à Saguenay bien sympathique.

Le Progrès-Dimanche, Dominique Gobeil

Du jeu à la réalisation

Comédien avant tout, Tony Conte prend de plus en plus goût à la réalisation, lui qui a pour projet d'adapter au cinéma la pièce Un simple soldat de Marcel Dubé.

L'oeuvre signifie beaucoup pour l'artiste de 53 ans, puisque ce rôle-titre a été une révélation quand il a passé près d'être renvoyé du Conservatoire d'art dramatique de Québec, où il a été accepté à 27 ans. La pièce lui a permis de montrer enfin son plein potentiel. «J'ai obtenu les droits pour en faire un film», se réjouit Tony Conte.

Coréalisateur et coscénariste du court métrage Bonne nuit papa, il écrit aussi Parking, une série sur le quotidien d'agents de stationnement. Est-ce un nouveau tournant pour sa carrière ?

«Je ne m'y connais pas vraiment en réalisation, mais c'est quelque chose que j'aime beaucoup, avoue-t-il. C'est un bon sentiment de mettre les choses en place. Ce que je fais pour Bonne nuit papa, c'est une belle folie.»

Dernièrement, on a pu le voir sous les traits de Nino Casari, un homme suspecté de meurtre, dans la troisième saison de Mensonges sur AddikTV. Le tournage lui avait rappelé un peu son parcours judiciaire, alors qu'il a été arrêté en 2008, sur le point d'acheter 30 kg de cocaïne à des agents doubles dans un hôtel de Montréal.

Tony Conte a trouvé son bref passage à Saguenay bien sympathique, «même si c'est un peu loin pour tourner». Au moins, l'organisation a été «super facile» à son avis. Le comédien a aussi un projet d'écriture d'un livre.

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