Les jumelles Villeneuve intronisées

Suzie et Annie Villeneuve sont les nouvelles recrues... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Suzie et Annie Villeneuve sont les nouvelles recrues du Club des ambassadeurs d'Arvida. Elles ont reçu leur emblématique boîte à lunch en aluminium du président du Club, Claude Guay, et du conseiller municipal Carl Dufour.

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Les soeurs Suzie et Annie Villeneuve sont intronisées au Club des ambassadeurs d'Arvida. Les jumelles originaires de la rue Roberval, consacrées vedettes grâce à l'émission Star Académie, deviennent la 54e et la 55e personnalité à joindre les rangs de l'organisme, dont le mandat est de promouvoir le projet de reconnaissance de la cité du métal gris par l'UNESCO.

Les Arvidiennes ont reçu leur trousse d'ambassadrice, mercredi matin, à l'École polyvalente Arvida. La cérémonie informelle, au cours de laquelle le président du club, Claude Guay, et le conseiller municipal Carl Dufour leur ont remis la traditionnelle boîte à lunch en aluminium, avait un caractère particulier pour les principales intéressées. C'était la première fois que les soeurs Villeneuve visitaient leur alma mater depuis la fin de leurs études secondaires, en 2000.

Les jeunes femmes avaient déjà le nom de leur patelin d'origine tatoué sur le coeur. Elles prennent très au sérieux leur rôle d'ambassadrices. En épluchant le contenu de leur boîte à lunch, elles y sont allées de quelques interjections, «wow» étant la plus fréquemment exprimée. Un livre de la spécialiste en patrimoine urbain, Lucie K. Morriset, relatant les balbutiements de la ville d'Arthur Vining Davis, un DVD traçant la genèse du Syndicat national des employés de l'aluminium d'Arvida (SNEAA), un chandail estampillé des plans d'architecte de la bibliothèque du secteur. Autant d'objets qui permettront aux nouvelles recrues d'agir en porte-parole efficaces et informées. Également dans la trousse : une pétition en appui au projet de reconnaissance par l'UNESCO, lequel requiert 20 000 signatures en provenance du milieu.

Annie et Suzie Villeneuve n'ont pas eu à réfléchir bien longtemps avant d'accepter l'invitation à entrer dans le club. Elles trimballeront fièrement leur trousse métallique, laquelle a pour valeur ajoutée de leur rappeler leur papa, Jasmin, à l'emploi de Rio Tinto depuis plusieurs années et dont la retraite est prévue pour janvier.

Un album en gestation

Le cinquième opus d'Annie Villeneuve, très opportunément nommé Cinq, devrait paraître en avril. La blonde chanteuse, dont le recours au financement participatif a fait beaucoup jaser, a amassé près de 70 pour cent du montant requis pour la production du disque.

Mercredi, 42 300 $ des 60 000 $ escomptés étaient en poche. Lorsque rencontrée par Le Quotidien en avant-midi, Annie Villeneuve affichait une mine confiante.

« J'ai reçu beaucoup de critiques, parfois même des attaques personnelles. Les gens ne comprennent pas tous ce que ça veut dire le financement participatif. Je dois les sensibiliser à ce qui, en fait, existe depuis longtemps », dit Annie Villeneuve, qui s'est associée à La Ruche, une plateforme dont elle est devenue porte-parole. L'artiste signale que Richard Desjardins a lancé son premier album grâce au financement participatif. Les gens sont venus le voir en spectacle et les profits de la vente des billets ont été utilisés pour l'enregistrement.

Annie Villeneuve confie que grâce à son projet, elle se sent « en vie et les deux pieds sur terre ». L'album n'est qu'un visage du deuxième bébé d'Annie Villeneuve (sa fille, Léa, est maintenant âgée de trois ans). L'Arvidienne a fondé sa propre entreprise, AV Production, une compagnie qui conjugue production de disques et spectacles. En lançant Annie sur demande, elle s'ouvre au monde corporatif et se plie aux désirs de chaque auditoire. C'est d'ailleurs en portant ce chapeau qu'elle est montée sur scène lors du cocktail-bénéfice du Tournoi provincial de hockey pee-wee de Jonquière.

« J'avais envie d'un projet d'entreprise et j'adore ça. Faire des spectacles sur demande, ça me force à sortir de mon registre. C'est unique à chaque fois », constate Annie Villeneuve, qui a embauché un réalisateur de Nashville pour la réalisation de Cinq, une galette qui, prédit-elle, devrait laisser filtrer des accents country.

La chanson toujours dans le coeur de Suzie

La chanson continue d'occuper une place de choix dans le coeur de Suzie Villeneuve. Mais l'ex-académicienne n'a plus de visées artistiques, du moins pas pour l'instant. Installée sur la rive nord de Montréal, où elle a fondé une entreprise d'organisation d'événements baptisée L'Expérience SV, c'est à titre de femme d'affaires que la Jonquiéroise s'épanouit.

«Je ne pourrai jamais me déconnecter de la musique. On ne peut pas éteindre une flamme qui brûle depuis si longtemps. Je continue de faire des contrats, mais je ne les recherche pas. Je fais ce qui m'intéresse réellement», a mis en relief Suzie Villeneuve, en entrevue. Récemment, le chanteur Marc Dupré l'a invitée à monter sur scène avec lui, à titre de choriste. Du pur bonheur, de l'avis de celle qui a pu «revisiter» le centre Bell et le voir à travers une autre lorgnette après 14 spectacles présentés dans la même enceinte avec la bande de Star Académie.

Suzie Villeneuve a créé sa compagnie il y a un an et s'y investit à fond. Elle et sa soeur Annie mènent leurs carrières de front et les jumelles s'entendent pour dire que l'une est l'heureux complément de l'autre. Malgré leurs vies trépidantes, les soeurs Villeneuve essaient de se voir le plus souvent possible et d'être de bon conseil, réciproquement. Elles tentent aussi de renouer avec leurs racines saguenéennes chaque fois qu'il leur est possible de le faire.

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