Pexal-Tecalum: redémarrage probable

Louis Dussault,directeur général du Centre d'entrepreneuriat et d'essaimage... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Louis Dussault,directeur général du Centre d'entrepreneuriat et d'essaimage de l'UQAC (CEE-UQAC)

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Avec ou sans les opérateurs actuels, l'usine almatoise Pexal-Tecalum est vouée à rouvrir ses portes dans les prochains mois.

L'usine d'extrusion Pexal Tecalum d'Alma.... (Archives Le Quotidien, Gimmy Desbiens) - image 1.0

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L'usine d'extrusion Pexal Tecalum d'Alma.

Archives Le Quotidien, Gimmy Desbiens

«On ne laissera pas 13 M$ d'actifs à ne rien faire. Les actifs sont protégés», explique le directeur du CEE-UQAC, Louis Dussault. Le CEE est propriétaire des actifs et des infrastructures. C'est toutefois une compagnie privée qui opère l'usine d'extrusion, compagnie menée par les promoteurs Jean-François Harvey et Sylvain Gagnon.

Pexal-Tecalum a jusqu'au 9 décembre pour déposer une proposition aux créanciers. En octobre, l'entreprise d'extrusion d'aluminium s'est placée sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité afin de préparer une proposition concordataire à ses créanciers à qui elle doit 4,2 millions$. «Je crois qu'il va y avoir une proposition. Elle sera déposée au bureau du surintendant et envoyée aux créanciers», affirme le syndic au dossier, Fabien Tremblay.

Un recul

La directrice de la Société de la Vallée de l'aluminium, Malika Cherry, convient que l'arrêt de production, en août, représente un recul.

«Pour nous, l'arrêt est un recul, un frein, mais on sent que ça va redécoller. Ce n'est pas un échec. Ce qui a été surprenant, c'est que l'entreprise a réussi à faire un très bon démarrage, qu'il n'y avait plus d'enjeux technologiques et que le carnet de commandes était plein, mais que c'est quand même à ce moment que ç'a achoppé. Au moment de livrer la marchandise. Souvent, le problème est davantage avec le carnet de commandes ou le marché. Eux, jusque-là, ça allait bien.»

Louis Dussault refuse également de parler d'échec.

«On ne voit pas ça comme un échec. L'esprit même du projet n'est pas menacé. On reste propriétaires. Pexal est une entité indépendante qui a un droit d'utilisation. S'il y a une acceptation par les créanciers, on va rediscuter avec les gens et faire une deuxième tentative. C'est clair qu'on ne voulait pas ce dénouement. Est-ce qu'on est contents? Vous vous en doutez.»

Louis Dussault assure que «s'il y a une décision négative par rapport au plan de relance», le CEE-UQAC ira de nouveau en appel d'offres pour trouver des opérateurs. «Je suis très confiant que cette usine va être relancée. Cette usine est un actif collectif, un actif protégé contre certains événements. Il y a beaucoup de mariages et il arrive des chicanes dans les mariages. On n'aurait par contre jamais pensé que ça se produirait, même si c'est quelque chose qui peut survenir.»

Autre groupe

Selon nos informations, que le directeur du CEE-UQAC n'a toutefois pas voulu confirmer, un autre groupe avait répondu à l'appel d'offres initial, celui qui a permis à messieurs Harvey et Gagnon de devenir les incubés. Le deuxième groupe était formé de propriétaires d'entreprises du domaine de l'aluminium et de compagnies avantageusement connues dans la région et au Québec.

«Il y a eu beaucoup d'anomalies dans ce dossier. C'était une mort annoncée dès le départ. L'outil est un très bon outil. Ce serait bête de ne pas redémarrer, avec un outil aussi formidable», a affirmé une source bien au fait du dossier, mais qui ne veut pas être nommée.

L'usine d'extrusion est même un «élément de vente» pour la SVA, selon Malika Cherry. « (...) il est certain que Pexal revient régulièrement dans nos discussions. C'est vraiment une entreprise structurante, qui permet d'alimenter les compagnies en aval et même d'en démarrer de nouvelles. Cette usine est un avantage compétitif de la région.»

L'implantation de l'usine d'extrusion avait été confirmée le 13 avril 2013, à Alma. Cette infrastructure avait longtemps été considérée comme le chaînon manquant de l'industrie régionale. Tous les paliers de gouvernement avaient participé.

Chronologie

Mars 2013

Le projet d'usine d'extrusion est annoncé. L'extrusion d'aluminium est un procédé de fabrication thermomécanique par lequel le métal est acheminé par compression à travers une filière. L'extrusion permet la conception de pièces complexes, d'une définition inouïe, qui ne nécessitent aucun usinage supplémentaire.

Octobre 2013

Le Centre d'entrepreneuriat et d'essaimage de l'Université du Québec à Chicoutimi (CEE-UQAC) dévoile l'entreprise incubée pour le projet de Centre de transfert en extrusion (CET). Le choix s'arrête sur Pexal Tecalum Canada.

2014

Mise en opération de l'usine.

Mai 2016

Le président-directeur général de Pexal Tecalum Canada, Sylvain Gagnon, démissionne de son poste.

Août 2016

L'usine est en arrêt de production. Un conflit entre actionnaires serait à l'origine de l'arrêt. Quelques jours plus tard, la Caisse Desjardins d'Alma dépose des préavis d'exercice d'un droit hypothécaire contre l'une des entreprises actionnaires de Pexal Tecalum, Intégr-Al, appartenant à Sylvain Gagnon.

Septembre 2016

Les clients les plus importants de Pexal Tecalum se regroupent afin de faire en sorte que l'entreprise continue sa production. L'usine est donc en partie en fonction, en attendant la fin de la discorde entre les actionnaires. Cette reprise durera quelques jours.

Octobre 2016

L'entreprise se place sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité afin de préparer une proposition concordataire à ses créanciers auxquels elle doit 4,2 M$.

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