La SPS va évaluer le travail de ses membres

Pierre Girard, inspecteur à l'administration policière de Saguenay.... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Pierre Girard, inspecteur à l'administration policière de Saguenay.

Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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L'état-major de la Sécurité publique de Saguenay devrait faire le bilan du travail de ses membres au procès d'Yves Martin, au cours des semaines à venir, et analyser si des améliorations doivent être apportées.

Dans les minutes qui ont suivi les verdicts de culpabilité du chauffard du rang Saint-Paul, à Laterrière, le 1er août 2015, Me Jean-Marc Fradette, en défense, a été incisif à l'endroit du travail du reconstitutionniste Pierre Girard.

«Il ne faudrait surtout pas, parce qu'il y a eu une condamnation, que l'état-major de la police de Saguenay s'imagine un seul instant que c'est grâce au travail de Pierre Girard. Ce serait une grave erreur de leur part. Ils auraient avantage à se poser de sérieuses questions», avait déclaré Me Fradette dans un corridor du troisième étage du Palais de justice de Chicoutimi.

L'autre Pierre Girard, celui-là inspecteur à l'administration policière de Saguenay, n'a pas l'intention de remettre le travail du reconstitutionniste, des policiers ou des enquêteurs en question, mais il entend tout de même analyser tout le travail effectué.

«C'est ce que nous faisons dans la majorité des dossiers qui ont une certaine importance. Nous allons regarder ensemble ce qui a été fait et voir si nous sommes en mesure de nous améliorer», indique M. Girard, lors d'un entretien avec Le Quotidien.

«Il faut savoir que nous avons l'obligation de nous remettre en question et ne surtout pas penser que nous sommes au sommet et croire que nous sommes les meilleurs. Car souvent, les enjeux sont importants dans ces dossiers, comme dans celui d'Yves Martin», poursuit l'inspecteur.

Ainsi, une fois que la poussière sera retombée, les membres de la direction de la police feront le bilan de cette enquête, afin de voir ce qui pourrait être amélioré si c'est le cas.

«Notre objectif est toujours que justice soit rendue. Nous nous devons de remettre la meilleure preuve possible au Directeur des poursuites criminelles et pénales. Nous ne voudrions pas qu'une personne soit reconnue non coupable parce que le travail n'a pas été fait correctement dans notre service», reprend Pierre Girard.

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