Girard recommandé comme vérificateur général

Alain Girard... (Archives Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

Agrandir

Alain Girard

Archives Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les membres du comité exécutif de Saguenay recommandent l'embauche d'Alain Girard au poste de vérificateur général.

Leur choix s'est arrêté sur la candidature de celui qui occupe le poste sur une base intérimaire depuis le départ de Rina Zampieri, il y a six mois. Le mandat temporaire d'Alain Girard prend fin le 3 décembre.

Conseiller municipal et membre de l'exécutif, Luc Boivin confirme que la recommandation et le contrat d'embauche d'Alain Girard ont été remis à tous les élus de Saguenay pour qu'ils puissent les consulter avant la prochaine séance du conseil municipal, laquelle aura lieu lundi. Selon M. Boivin, la Ville fait ainsi preuve de transparence.

Bien que le contrat d'embauche liant la Ville et M. Girard soit déjà signé, la nomination ne sera officialisée que si les deux tiers du conseil l'appuient. Les conseillers municipaux ne pourront consulter la liste des autres candidatures reçues. 

Processus critiqué

La chef de l'Équipe du renouveau démocratique (ERD), Josée Néron, joint sa voix à celle de la conseillère indépendante, Julie Dufour, pour critiquer le processus de nomination du vérificateur général.

Commentant les informations voulant que le comité exécutif ait entériné un nouveau contrat de travail liant Saguenay et Alain Girard, Mme Néron précise que lundi matin, Saguenay aura à son emploi un employé-salarié lié par un contrat de travail qui occupera le poste de vérificateur général, ce qui sous-entend qu'il y aura un lien de subordination avec son employeur, soit Saguenay, ce qui, selon elle, serait illégal.

Mme Néron ajoute que par sa fonction de vérification des actions du conseil municipal et de l'ensemble du fonctionnement des activités de la Ville, le vérificateur général ne doit pas être considéré comme un salarié avec la définition de tâches qui l'accompagne. Elle affirme que le vérificateur doit plutôt être nommé par le conseil avec la définition de tâches déjà définie à l'article 107 de la Loi sur les cités et villes, et ce, aux deux tiers des voix des membres du conseil municipal. Le même article prévoit que le vérificateur d'une ville est responsable de l'application des politiques et normes de la municipalité relatives à la gestion des ressources humaines, matérielles et financières ainsi que des comptes et affaires de la municipalité et de ses mandataires.

« À priori, c'est illégal »

Outre cet aspect du dossier, Mme Néron s'interroge au plan juridique concernant le terme du mandat confié à M. Girard puisque ce dernier a rempli un mandat de six mois. « Jouera-t-on sur les mots puisque M. Girard sera nommé pour sept ans après avoir accompli la tâche pendant six mois ? À priori, c'est illégal », commente Mme Néron.

Tout comme Mme Dufour l'a fait mercredi, la chef de l'opposition croit que Saguenay aurait dû s'inspirer du modèle des villes de Laval et Gatineau avec l'utilisation d'un processus d'appels de candidatures, la mise en place d'un processus de sélection avec un comité formé de représentants des services des ressources humaines, des finances, de l'ERD et du parti politique du maire Tremblay. 

« Comme maire et élus, on se doit de se tenir loin de la fonction. Est-ce de l'entêtement de la part du maire Tremblay à vouloir imposer sa façon de faire ? », interroge Mme Néron. À défaut, elle craint que le nouveau vg n'ait les mains liées, affirme-t-elle, en rappelant les pressions qu'a subies l'ex-vérificatrice Rina Zampieri de la part de membres de la direction et par personnes interposées pour ne pas qu'elle analyse la situation du réseau routier municipal relatées dans la lettre rédigée de sa main le 26 septembre dernier.

En conclusion, la chef de l'ERD mentionne que les critiques soulevées par son parti sur le processus d'embauche ne visent nullement à remettre en question les compétences de M. Girard, qui en serait à un deuxième mandat complet à Saguenay après avoir assumé un mandat à Gatineau.

Salaire

S'il est officiellement nommé, le vérificateur général de Saguenay, Alain Girard, touchera un salaire annuel de 160 000 $ indexable annuellement selon le pourcentage accordé au personnel-cadre de la ville. Une somme de 25 000 $ s'ajoute pour les six premiers mois de son contrat afin de couvrir ses frais de gîte, couvert, frais de transport et déplacement ainsi que six semaines de vacances annuellement.

Selon le contrat de travail remis aux élus en prévision de la séance du conseil de Saguenay prévue lundi, M. Girard est responsable de l'application des politiques et normes de la municipalité relatives à la gestion des ressources humaines, matérielles et financières en vertu des devoirs et obligations qui lui sont dévolus en vertu de la loi.

Le contrat stipule que l'engagement du VG prendra fin du consentement mutuel des deux parties, par un simple écrit de la ville si M. Girard perd l'habilité requise par la loi ou d'un préavis de huit mois du VG à la ville.

En contrepartie des avantages dévolus, M. Girard s'engage à consacrer tout son temps à ses fonctions, à accorder ses services exclusivement à la ville et à sauvegarder en tout temps son indépendance et éviter toute situation qui pourrait mettre son intérêt personnel en conflit avec celui de l'emploi qu'il occupe, lit-on dans le document.

En ce qui a trait à la gestion de son service, le VG bénéficiera d'un montant supplémentaire de 90 000 $ ajouté au montant minimal prévu à la Loi sur les cités et villes. Selon la règle prévue, le montant prévu pour les dépenses relatives à l'exercice de ses fonctions équivaut 0,15 % des crédits totaux de Saguenay dont le budget varie entre 200 M $ et 400 M $. 

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer