Des mesures financières pour les femmes élues

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La conférencière et auteure Pascale Navarro croit que la mesure prise par la MRC Maria-Chapdelaine permettra d'encourager les femmes à faire le saut en politique.

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La MRC Maria-Chapdelaine va offrir une allocation aux femmes élues pour couvrir les frais occasionnés par la garde des enfants lors de séances de la MRC ou de conseils municipaux. « C'est un pas dans la bonne direction pour aider les jeunes femmes à faire de la politique municipale », croit le préfet de la MRC, Jean-Pierre Boivin.

Les hommes n'auront pas droit à cette mesure, même s'ils sont pères. « Éventuellement, on veut étendre la mesure aux hommes. Pour l'instant, l'objectif est de faciliter l'accession des femmes à la fonction d'élue. La MRC s'engage pour quatre ans, avec un budget consenti de 10 000 $ », explique le préfet Boivin. La MRC a adopté le tout lors du dernier budget. Les femmes ne représentent que 26 % des conseillers municipaux au Québec et à peine plus de 15 % des maires.

« Il y a souvent des rencontres des conseils municipaux sur l'heure du midi ou après que les enfants soient de retour de l'école. L'allocation permettra simplement de payer pour que les enfants se fassent garder, s'il y a un besoin. »

La MRC paiera pour les frais occasionnés pour la garde des enfants, mais aussi pour le soutien temporaire lorsqu'une femme élue assume le rôle de proche aidante.

L'annonce a été faite par Jean-Pierre Boivin lors de la journée « Pour une gouvernance équitable » organisée par Récif-02 et tenue à Alma.

Encouragement

Pascale Navarro, auteure du livre Les femmes en politique changent-elles le monde?, pense que la mesure prise par la MRC Maria-Chapdelaine pourrait aider à encourager la participation des femmes au monde politique.

« À la place de payer pour le Whisky, on paie les garderies. Ça devrait déjà être comme ça. La question des horaires et des calendriers est problématique dans le milieu municipal. »

En matinée, l'auteure avait soulevé le problème, dans une conférence. « Pourquoi la politique n'arrive pas à intégrer les femmes? S'il y a trop d'obstacles, c'est au système de les enlever. Il faut voir ce qui se fait ailleurs. On n'a rien fait pendant des années parce que l'on pensait que ça (l'élection de femmes) allait se faire par soi-même, mais ce n'est jamais arrivé », a-t-elle dit, donnant en exemple de nombreux pays, dont la Bolivie, l'Équateur et le Nicaragua, où le pourcentage de femmes en politique est plus élevé qu'au Québec.

Préfète

La seule préfète dans la région, Ghislaine Hudon, aussi mairesse de Lac-Bouchette, croit aussi que la mesure mise en place par la MRC voisine est intéressante compte tenu du faible taux de femmes occupant des postes électifs.

« Ç'a du bon sens. On a aussi regardé ce que l'on pouvait faire, à la MRC. Certaines municipalités paient déjà pour les frais de garde. C'est une belle mesure et je ne suis pas du tout fermée à l'idée », a expliqué la préfète de la MRC Domaine-du-Roy.

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