Accès Logis doit être modernisé

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Éric Cimon, directeur de l'Association des groupes de ressources techniques du Québec, a fait valoir la nécessité d'investir à nouveau dans le logement social.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Vingt ans après sa création, en 1997, il devient évident que le programme Accès Logis a besoin d'un rafraîchissement, croit le député libéral Norbert Morin. L'adjoint parlementaire du ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, était de passage dans la région, lundi.

Les représentants d'offices municipaux d'habitation (OMH), groupes de ressources techniques (GRT), coopérative d'habitation et organismes communautaires impliqués dans le logement social du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont pu faire part de leur vision envers le programme Accès Logis et le regroupement des OMH à l'occasion de la tournée entreprise par M. Morin.

Pour l'occasion, une quarantaine de personnes ont été invitées par la Société d'habitation du Québec à se prononcer sur la nouvelle approche d'intervention en habitation pour la création de nouveaux logements sociaux et l'aide offerte via le programme d'aide au supplément au loyer.

En entrevue avant le début des avant-dernières consultations, M. Morin a mentionné qu'Accès Logis a besoin d'une mise à jour. «Ce programme n'est plus adapté à l'état de situation d'aujourd'hui. Des critiques concernant les mises de fonds, des délais trop longs, un encadrement trop serré et trop de rigidité ont été observées», affirme M. Morin. À l'ère des immeubles érigés en écoconstruction avec de nouvelles normes qui rendent leur construction souvent plus coûteuse à l'origine, le programme Accès Logis a besoin d'une mise à jour, explique le député.

Présent sur place, Éric Cimon, de l'Association des groupes de ressources techniques du Québec dont font partie le Brich et Habitation populaire Saguenay-Lac-Saint-Jean, explique que l'aide au logement social est essentielle pour l'occupation du territoire, le maintien des aînés dans leur village et la revitalisation des quartiers.

Trop de grands logements

Parmi les personnes qui ont exprimé leur réalité, Guylaine Dussault a révélé les difficultés pour un organisme à respecter les normes dans un milieu éloigné, elle qui doit composer avec une banque de grands logements destinés à de petites familles alors qu'elle est en pénurie de logements pouvant loger une ou deux personnes.

La coordonnatrice de Loge m'entraide, Sonia Côté, a déploré les difficultés pour un organisme comme le sien à financer de nouveaux projets d'habitation sociale en raison du fait que le programme Accès Logis n'a pas été indexé depuis 2009. Après avoir fondé quatre coopératives d'habitation, Mme Côté a déploré que l'organisme doive déployer des efforts considérables pour amasser la contribution du milieu requise, ce qui rend difficile la réalisation de tels projets.

Elle a mentionné, à titre d'exemple, que Loge m'entraide a dû trouver une contribution du milieu équivalente à 1 051 195$ (dont 460 000$ en argent) pour fonder la coopérative L'Espérance en 2013. En 2016, c'est 1,8 M$ (dont 1 011 880$ en argent) pour la coopérative La Persévérance qui a dû être trouvé à force d'efforts.

«Ce n'est pas normal de devoir trouver 1 million$ en dons pour réaliser une coopérative d'habitation de 24 logements sociaux! On a peut-être rendu possible l'impossible jusqu'à ce jour, mais là, le gouvernement du Québec doit reconnaître que la contribution du milieu qu'il demande est devenue déraisonnable!», de conclure Mme Côté.

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