Douze mois pour des propos racistes envers le procureur

Jean-Paul Tessier écope de douze mois pour avoir... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Jean-Paul Tessier écope de douze mois pour avoir tenu des propos racistes à l'endroit du procureur de la Couronne.

Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Le Falardien Jean-Paul Tessier écope de 12 mois de prison pour avoir insulté un procureur de la Couronne. Lors de son procès pour violence conjugale, il avait traité Me Jean-Sébastien Lebel de «p'tite crisse de face de Chinois», tout en mimant un pistolet en faisant le geste de tirer.

La sentence est tombée, vendredi, au Palais de justice de Chicoutimi. Le juge Serge Champoux, de la Cour du Québec, n'était pas présent, mais a annoncé sa décision par le biais d'une visioconférence en compagnie de Me Louis Belliard, en défense, et de Me Jean Caron, de la Couronne. Ce dernier réclamait 18 mois d'emprisonnement, alors qu'en défense, on songeait plutôt à 90 jours de détention.

Tessier avait eu des commentaires désobligeants à l'endroit de Me Jean-Sébastien Lebel, représentant du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), lors de son procès pour violence conjugale.

Dans le box des accusés, Tessier avait tenu des propos peu élogieux à l'endroit de son ex-copine. Il avait été avisé de se calmer, mais ne l'a pas fait. Durant son incarcération au bloc cellulaire, l'accusé a laissé voir qu'il était pour brasser à son retour au tribunal. Et c'est là qu'il a pris Me Lebel en grippe.

Tessier, âgé de 35 ans, l'a traité de «p'tite crisse de face de Chinois» et il a mimé un pistolet en faisant le geste de tirer.

«Les divers acteurs du système judiciaire exercent des métiers difficiles. Ils sont confrontés jour après jour à des gens qui ont eu des difficultés et qui sont émotifs. Ils sont à la merci de craintes et de représailles. Mais ils sont en droit de s'attendre à pouvoir exercer leur métier et leur profession en toute sécurité», avait indiqué le juge.

Ce dernier l'a reconnu coupable en octobre dernier. Il n'a pas cru la version de Tessier.

Le magistrat a plutôt retenu certains éléments démontrant le contraire. Il a noté que l'accusé avait frappé dans les murs de l'ascenseur du bloc cellulaire, disant que ça allait brasser dans la salle de cour. Il a tenu des paroles à l'endroit du procureur tel que «si tu me cherches, tu vas me trouver», sans oublier l'utilisation des doigts pour mimer un pistolet.

Tessier avait clamé son innocence, mais le juge a remarqué qu'entre le moment où le geste est posé et la demande de Me Lebel de faire témoigner le policier qui avait tout vu, il ne s'est écoulé que sept secondes, laissant voir que rien n'a été prémédité en prévision du témoignage du témoin.

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